[Agribashing] Vaches à fistule ou à hublot : le gouvernement soutient la recherche scientifique
La pose de fistules sur les vaches est « choquante » mais « utile à la science », estime Brune Poirson. La secrétaire d'Etat à la Transition écologique a réagi, vendredi 21 juin, sur la chaine Public Sénat. Sur BFMTV, le ministre de l’agriculture a rappelé que la pratique est courante dans le monde entier. L’INRA a également justifié la démarche sur Europe1.
La pose de fistules sur les vaches est « choquante » mais « utile à la science », estime Brune Poirson. La secrétaire d'Etat à la Transition écologique a réagi, vendredi 21 juin, sur la chaine Public Sénat. Sur BFMTV, le ministre de l’agriculture a rappelé que la pratique est courante dans le monde entier. L’INRA a également justifié la démarche sur Europe1.

Passée l’émotion suscitée par la vidéo de L214, des voix tentent de justifier la méthode des vaches dites « à hublot ». Sur Europe 1, Jean-Baptiste Coulon, président du centre INRA Auvergne-Rhône Alpes, a fait preuve de pédagogie. Connaitre le fonctionnement du tube digestif permet « de répondre à un certain nombre de questions ». Par exemple : l’optimisation de l’alimentation offerte au ruminant. « La France, avec l’INRA, a été pionnière dans ce domaine en proposant des normes utilisées maintenant en Europe et dans le monde ». L’INRA a également pu réduire les troubles liées à l’acidose. « Plus récemment, nous avons optimisé la qualité des produits ». Dernier point, les recherches actuelles ont pour but de « réduire les émissions de méthane ».
Le responsable de l'INRA a également répondu sur la question de la douleur de l’animal. « La vache ne doit pas avoir mal. Si les animaux souffraient, ils ne seraient pas dans les conditions normales d’un élevage. Et tous les résultats que nous obtiendrions seraient biaisées scientifiquement ».
Lire aussi : Nagui et L214 découvrent les vaches à hublot : le monde agricole réagit
Brune Poirson : "besoin de science"
Toujours sur la question du bien-être animal, Brune Poirson affirme que « Ces pratiques ne font pas souffrir l’animal » affirme Brune Poirson. Après avoir été choquée, la secrétaire d'Etat à la Transition écologique s’est « immédiatement renseignée pour en savoir plus ». Sur la chaine parlementaire, elle a notamment indiqué : « C’est toujours un équilibre compliqué car nous avons besoin de la science, y compris pour développer des médicaments qui peuvent être bénéfiques pour les animaux. »
Didier Guillaume regrette les intrusions dans les élevages
Sur BFM-TV, le ministre l’agriculture a également rappelé que cette pratique de fistule gastrique est « courante dans tous les pays du monde ». Didier Guillaume regrette les intrusions de L214, "ces images qui peuvent être aussi détournées et amener un peu de tension".