Aller au contenu principal

Moins d’ulcères gastriques chez le porc grâce à l’ensilage d’herbe

© A. Puybasset

En Suisse, l’institut de recherche sur l’agriculture biologique (FIBL) a travaillé sur l’apport d’ensilage d’herbe à des porcs en croissance. Les chercheurs observent que l’apport de fourrage grossier améliore la santé gastrique des porcs. Un essai a été conduit dans la station expérimentale du FIBL sur des lots de porcs à l’engraissement. Tous les porcs ont reçu des aliments concentrés. La moitié d’entre eux recevaient également de l’ensilage d’herbe à raison de 100 à 300 g de matière sèche par porc et par jour. Ce fourrage a été choisi car il est très appétant pour les porcs en raison de son goût et de sa consistance. À l’abattoir, les estomacs des porcs ont fait l’objet d’un examen macroscopique selon une grille de notation en 6 points. La note 0 correspondait à un estomac intact tandis que la note 6 correspondait à un ulcère total sur toute la surface de l’estomac. Les lots de porcs recevant de l’ensilage d’herbe ont obtenu une note moyenne de 1 avec une majorité des porcs notés 0. À l’inverse, les lots de porcs ne recevant pas d’ensilage d’herbe ont obtenu une note moyenne de 4,8. Selon les auteurs, l’apport de fourrages est un moyen bon marché et efficace d’améliorer la santé et le bien-être des porcs. Les fourrages grossiers, tels que l’ensilage d’herbe, peuvent aussi satisfaire le besoin de fouissage des porcs et réduire les risques de morsures de queues puisque les porcs sont occupés à s’alimenter durant de plus longues périodes.

Côté biblio
Grass silage for growing-finishing pigs in addition to straw bedding : effects on behaviour and gastric health. Holinger Mirjam, Scheibler Samuel et Früh Barbara., 2018. Livestock Science, vol 18, pp 50 -57.

Avis d’expert : Florence Maupertuis, Chambre d’agriculture des Pays de la Loire

Les fourrages, indispensables en élevage biologique

« L’apport de fourrages grossiers est obligatoire en agriculture biologique. En France, la présence d’une litière paillée est souvent considérée comme suffisante. Pourtant, les fourrages grossiers sont des substrats très attractifs pour les porcs. Grâce à leur effet « récréatif », ils contribuent à réduire fortement l’agressivité entre les animaux. Ainsi, au-delà de leur valeur nutritive et de leur impact sur la santé gastrique, les fourrages grossiers sont des alliés précieux pour améliorer le bien-être animal en élevage porcin biologique. La mécanisation de la distribution de fourrages par les courettes doit donc être réfléchie dès la conception des bâtiments porcins biologiques, en prévoyant la possibilité de manœuvrer avec des engins agricoles. »

Les plus lus

<em class="placeholder">Guillaume Degoulet, SCEA des Sables (à gauche) et Sylvain Jouy, Agrial : &quot; Le Label rouge Opale m&#039;a permis de financer un nouvel engraissement lors de mon installation. &quot;</em>
« La montée en gamme m'a aidé à financer mon bâtiment de porc en engraissement »

Avec le Label rouge Opale, Guillaume Degoulet a orienté la production porcine de son exploitation vers une montée en gamme…

<em class="placeholder">Fabien Sabourin : « Le gain technico-économique global est estimé à 175 000 euros annuels, soit 23,30 euros par porc produit. »</em>
"J'ai investi dans un nouveau bâtiment de porc en engraissement pour une meilleure rentabilité"

La Scea Le Mignon se dote d’un nouvel engraissement de 2 556 places. Moderne et innovant, l’installation doit permettre…

<em class="placeholder">Florence Guého et Jérémy Mainguy, SARL de la ville Corvec : « La gestion des performances bande par bande nous permet d&#039;être hyper réactifs. »</em>
« Avec le suivi à la bande, nous chiffrons l’impact de nouvelles stratégies de notre atelier porc»
À la SARL de la Ville Corvec, le suivi à la bande proposé par Nutrifirm a permis aux éleveurs d’améliorer leurs performances…
<em class="placeholder">Valérie Courboulay, Ifip-Institut du porc</em>
Propositions de l'EFSA : le coût du bien-être animal estimé à 10 milliards d'euros pour la filière porcine 

Une étude de l’Ifip chiffre à plus de dix milliards d’euros pour la filière porcine française le coût des principales mesures…

Une maternité pour truies en liberté apportant du confort de travail

À l’EARL Le Lann à Cléden-Poher dans le Finistère, Mathis et Estelle Talec ont investi en 2024 dans une maternité neuve…

<em class="placeholder">Thierry Boulet, Porc Amor Évolution et Jean Jacques Breton, SCEA Kerroc’h : « Investir dans un post-sevrage pour améliorer la cohérence de l’élevage a permis de ...</em>
« J’ai renforcé la cohérence de mes bâtiments porcins pour produire plus à moins cher ».

À la SCEA de Kerroc’h, le nombre de kilos produits a progressé d’un tiers et le prix de revient a baissé de 0,16 euro le…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT’Hebdo Porc (tendances et cotations de la semaine)