L’élevage ovin autonome en fourrage mais pas en concentrés

Autonomie alimentaire des élevages ovins allaitants résume l’analyse des données technico-économique de quatre ans de suivi des 400 exploitations ovines d’Inosys-Réseaux d’élevage. Ce document de 36 pages explique ainsi, qu’en moyenne, 89 % du poids des aliments des ovins sont produits sur l’exploitation (97 % des fourrages et 36 % des concentrés). Le pâturage couvre les trois quarts des besoins en fourrages. L’Institut de l’Élevage qui publie cette étude note que plus la part de pâturage et plus l’autonomie fourragère sont élevés, meilleurs sont les résultats économiques. Par contre, l’autonomie en concentrés n’est pas toujours synonyme de performance économique de l’élevage. L’autonomie en concentrés dépend davantage de la quantité distribuée aux animaux que de la disponibilité en surface de céréales sur l’exploitation. Il faut en moyenne neuf kilos de concentrés pour obtenir un kilo de carcasse, mais avec différence entre les zones de cultures (près de 12 kg) et les zones de haute montagne (moins de 7 kg).