Salon
Natexpo 2018 : la filière bio française, à l’heure de la professionnalisation
La première édition lyonnaise du salon de référence en bio, qui a fermé ses portes hier 24 septembre, a été un succès. Le prochain rendez-vous est donné en octobre 2019 à Paris.
La première édition lyonnaise du salon de référence en bio, qui a fermé ses portes hier 24 septembre, a été un succès. Le prochain rendez-vous est donné en octobre 2019 à Paris.

Le grand rendez-vous de la filière bio, Natexpo, s’est déroulé pour la première fois dans la capitale des Gaules, les 23 et 24 septembre. C’était un pari pour les organisateurs et il semble avoir été reporté : près de 700 exposants (dont 250 nouveaux par rapport à la dernière édition) et des allées très fréquentées pendant les deux jours de salon. Naturexpo a surtout souligné l’évolution d’une filière quittant le domaine du militantisme des débuts pour aller vers une structuration « professionnelle ».
Tout l’enjeu est là : le marché français dépasse le milliard d’euros de chiffre d’affaires. En fruits par exemple, il n’est approvisionné qu’à hauteur de 39,9 % par l’origine France, ce qui montre le chemin encore à parcourir. Tous les secteurs, alimentaires ou non, étaient représentés. Côté fruits et légumes, les grands acteurs étaient là : Alterbio, Pom’Evasion, Côteaux Nantais, Fort et Vert, Biogaronne, pour ne citer que quelques-uns. De nouveaux produits ont été présentés comme la nouvelle gamme de jus de légumes Julicious par Poder, expéditeur en Bretagne. Pour cette première édition lyonnaise, Natexpo a proposé aussi son "Lab" pour les jeunes pousses du secteur : conserves de légumes, chips de fruits étaient ainsi présentés par des entreprises en devenir. À côté de l’offre exposants, le programme de rencontres a été aussi riche.
La présentation du marché allemand du bio, en forte évolution côté détail, par le cabinet Ecozept, a permis son codirecteur Burkhard Schaer de définir ce que devrait être le commerce bio : « Aujourd’hui, être seulement un magasin bio n’est plus suffisant. Il faut se définir comme un magasin de proximité, inscrit dans sa ville, son quartier, et proposant un mix unique de produits et de services ».
On aura aussi remarqué l’enquête menée par le cluster Bio Auvergne-Rhône-Alpes sur la perception du bio par les enfants entre 7 et 14 ans : 92 % d’entre eux ont déjà entendu parler du bio. 90 % d’entre eux l’associent à la santé et 80 % à la cherté ! (Plus de détails sur cette étude dans le prochain FLD Hebdo).