Communication
Arrêté municipal - Alain Massot répond aux ZNT par des ZNP, des zones de non-pipi
Le maire de Prudemanche, commune rurale située à une vingtaine de kilomètres de Dreux, a décidé de s’inviter dans le débat sur les zones de non-traitement d’une façon originale. Un arrêté anti-pipi qui ressemble à un canulard mais qui cache un message sérieusement anti-agribashing.
Le maire de Prudemanche, commune rurale située à une vingtaine de kilomètres de Dreux, a décidé de s’inviter dans le débat sur les zones de non-traitement d’une façon originale. Un arrêté anti-pipi qui ressemble à un canulard mais qui cache un message sérieusement anti-agribashing.

D’abord une publication sur Facebook. Un arrêté municipal en date du 16 septembre interdisant « d’uriner à moins de 5 mètres d’une parcelle cultivée ». Vous vous dites que c’est une blague, un « fake ».
Et puis, le 24 mars, l’affaire ressort, dans la presse cette fois, avec la photo de Mr le Maire. Alain Massot persiste et signe, arborant dans l’Echo républicain l’arrêté anti-pipi dont il est l’auteur. L’homme est maire de Prudemanche, village de 263 habitants en Eure-et-Loir, mais aussi agriculteur. Dans sa commune rurale, se pose la question des ZNT, sujet qui fait l’objet d’une consultation publique actuellement. Lui a choisi de prendre part au débat d’une manière assez insolite et l’idée de donner son avis sur la consultation par l’absurde lui est venue. « Les urines contiennent plus de 3000 composés de produits chimiques », explique-t-il dans L’écho républicain. Donc, pour ne pas risquer d’attaquer la végétation, « on ne doit plus faire pipi à moins de cinq mètres des parcelles cultivées ».
Une bonne blague avec laquelle le maire veut inviter aussi à se poser des questions sur « les médicaments et les pesticides contenus dans les insecticides utilisés à la maison ; les produits chimiques utilisés dans l’industrie de l’habillement, dans les cosmétiques et les composés chimiques rajoutés par l’industrie agroalimentaire. » Et d’appeler dans le journal d’autres maires à suivre sa démarche.
Ce qui pouvait apparaître comme une plaisanterie est en réalité un acte militant qui vise à défendre la profession agricole. « On en a assez des attaques contre les agriculteurs car il y en a un par jour qui se suicide », lance-t-il encore au journal. Cet arrêté anti-pipi était donc vraiment sérieux !
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