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Une coopération France-Iran scellée au cœur du berceau des races à viande

Pays d’élevage, l’Iran sera l’invité d’honneur du 26e Sommet de l’élevage qui se tiendra les 4, 5 et 6 octobre prochains à Clermont-Ferrand.

De gauche à droite : Roger Blanc, Jacques Chazalet et Ali Ahani, ambassadeur extraordinaire de la République islamique d’Iran en France.
De gauche à droite : Roger Blanc, Jacques Chazalet et Ali Ahani, ambassadeur extraordinaire de la République islamique d’Iran en France.
© SC

Pour présenter l’édition 2017 du Sommet de l’élevage, en collaboration avec l’ambassade, les organisateurs ont convié, mardi dernier, les représentants du monde agricole et les journalistes, dans les appartements de son excellence Ali Ahani, ambassadeur extraordinaire de la République islamique d’Iran en France, situés dans le XVIIe arrondissement de Paris. Après la Colombie, en 2016, c’est en effet au tour de l’Iran d’être l’invité d’honneur du 26e Sommet de l’élevage, organisé les 4, 5 et 6 octobre à la Grande Halle d’Auvergne. Un choix qui ne doit rien en hasard, comme l’a rappelé, le président du Sommet de l’élevage, Jacques Chazalet : « Les traditions d’élevage iraniennes sont finalement assez proches des pratiques du Massif central. Les opportunités de partenariat entre nos deux pays sont multiples ». À l’occasion du salon de l’élevage, Iran Plex, Roger Blanc, président fondateur du Sommet les a mesurées : « J’ai visité des fermes de 5 000 vaches laitières. La génétique était américaine. Il y aurait à mon sens, largement de la place pour l’Europe et la France ». Pays d’élevage qui compte 80 millions d’ovins et de caprins, et 8 millions de bovins, l’Iran est particulièrement mobilisé sur la productivité et l’amélioration génétique. L’élevage iranien est en pleine expansion, comme en témoignent les chiffres de sa croissance, passée de 12 % en 2013 à 14,1 % en 2016. Il atteint ainsi « le septième rang mondial de production de viande caprine et le deuxième rang au Moyen-Orient », affirme Abdollah Akhlaghi, conseiller économique de l’ambassade de la République islamique d’Iran en France.

« Faire autant de viande avec moins d’animaux »
Des coopérations entre l’Iran et quatre-deux sociétés françaises existent déjà sur les produits vétérinaires. Dans le cadre d’un comité mixte ministériel, français et iraniens se retrouvent régulièrement, pour travailler notamment sur le transfert de technologie. « Nos accords de partenariats sont entrés dans leur phase concrète puisque plus de 2 500 bovins, ovins et chèvres français sont partis récemment vers l’Iran », s’est félicité l’Ambassadeur. Référent Iran au ministère de l’Agriculture, Francis Geiger confirme que la France a une sérieuse carte à jouer avec l’Iran, « en développant une stratégie d’export pérenne et viable », qui dépasse les opérations ponctuelles, comme celle menée récemment en Normandie consistant à envoyer 300 charolaises par avion, « qui relève plus du « coup de com’ » que d’une démarche durable et rentable ». Pour lui, l’objectif des iraniens est clair : « Faire autant de viande avec moins d’animaux. On trouve déjà sur une minorité d’exploitations des vaches croisées, notamment des Holstein. Apparaissent également des fermes avec 4 000 vaches en lactation ou encore des villages de concentration réservés à l’engraissement ». Par ailleurs, avec des délais de seulement quinze jours, pour faire une demande d’investissements, l’élevage iranien représente un marché intéressant pour les entrepreneurs français. « L’Iran a sa place au Sommet pour promouvoir son agriculture au même titre que les visiteurs iraniens ont leur place au Sommet pour échanger et contractualiser avec nos exposants », a précisé Roger Blanc. Carrefour d’affaires installé au cœur de la plus grande prairie d’Europe, le Sommet de l’élevage entend donc confirmer sa dimension internationale. La tenue de la réunion annuelle du comité mixte France-Iran dans le cadre du Sommet apportera une preuve supplémentaire de l’aura d’un événement aux frontières de plus en plus larges.

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