FERMOSCOPIE
2023, une année marquée par l’effet ciseaux pour les exploitations en grandes cultures
Cerfrance Terre d’Allier dresse un bilan, filière par filière, de la ferme allier et présente les perspectives sur les différentes productions identifiées dans le département de l’Allier. Fermoscopie aide à détecter les points forts et les points à améliorer et ainsi mettre en place une dynamique de progrès pour le chef d’entreprise.
Cerfrance Terre d’Allier dresse un bilan, filière par filière, de la ferme allier et présente les perspectives sur les différentes productions identifiées dans le département de l’Allier. Fermoscopie aide à détecter les points forts et les points à améliorer et ainsi mettre en place une dynamique de progrès pour le chef d’entreprise.

Un constat qui se confirme à travers l’échantillon de 60 exploitations analysées par Cerfrance Terre d’Allier. Des entreprises agricoles disposant, en moyenne d’une SAU de 155 hectares et de 1.44 UTH ayant permis de dégager un produit total de 1 405 € par hectare en baisse de près de 20% par rapport à 2022.
Hausse des charges
La chute des prix de l’ensemble des productions n’a pas été compensée par le niveau très correct des rendements de la campagne 2023. Les charges d’engrais, de semences et de produits phytosanitaires ont progressé entrainant une hausse des charges opérationnelles de 8%. Ainsi, l’effet ciseaux se matérialise par une chute de la marge brute de cet atelier de 36%. Cette dernière s’établit à 660€ par hectare. Pour mémoire en 2022, elle était de 1 042€ par hectare.
Les charges de structure, elles, sont toujours importantes, autour de 630€ par hectare. Bien que l’on constate une stabilisation des frais de carburant, les postes d’entretien, d’assurance, de fermage et de main d’œuvre s’inscrivent, quant à eux, dans la tendance inflationniste actuelle.
L’EBE devrait passer de 780 euros par hectare en 2022, à 402 euros par hectare en 2023. Les exploitations céréalières retrouvent le niveau de résultats de 2020 après deux très belles années.
Les récoltes 2021 et 2022 ont permis de consolider les trésoreries. Cette consolidation sera la bienvenue pour surmonter la période actuelle. En effet, à annuités et prélèvements privés constants, la capacité d’autofinancement est négative en 2023.
L’effet ciseaux redouté ces dernières années a marqué les exploitations céréalières du département. De plus, les aléas climatiques, l’incertitude du contexte international et les évolutions sociétales sont des éléments à considérer pour améliorer la capacité d’adaptation des systèmes.