Récolter un fourrage de qualité
Optimiser la récolte des fourrages repose sur plusieurs facteurs : une bonne connaissance des stades phénologiques et besoins du troupeau, un séchage rapide et homogène pour préserver la valeur nutritionnelle, des analyses précises pour ajuster l’alimentation et maximiser l’efficacité des rations. De bonnes pratiques qui assurent un fourrage de qualité et une alimentation optimisée du troupeau.
Optimiser la récolte des fourrages repose sur plusieurs facteurs : une bonne connaissance des stades phénologiques et besoins du troupeau, un séchage rapide et homogène pour préserver la valeur nutritionnelle, des analyses précises pour ajuster l’alimentation et maximiser l’efficacité des rations. De bonnes pratiques qui assurent un fourrage de qualité et une alimentation optimisée du troupeau.


La valeur alimentaire d’une prairie est d’abord déterminée par sa composition floristique. Une prairie riche en graminées de qualité telles que le ray-grass anglais (RGA), le dactyle, la fléole ou la fétuque élevée, ainsi qu’en légumineuses, présentera une meilleure valeur intrinsèque qu’une prairie dominée par des graminées de moindre intérêt comme le pâturin commun, la houlque molle ou le brome mou. Le stade phénologique des graminées au moment de la récolte est aussi un critère essentiel. Plus la plante est feuillue, plus elle est riche. Pour obtenir un fourrage destiné à des animaux à faibles besoins ou favorisant la rumination, une récolte après l’épiaison peut convenir. En revanche, pour un fourrage riche en UFL et PDI, il est recommandé de viser au maximum le début d’épiaison.
Le bon compromis entre qualité, quantité et potentiel de repousse
Le choix du stade de récolte conditionne à la fois la qualité et le rendement du fourrage. Plus on récolte tôt, meilleure est la valeur alimentaire, mais cela peut réduire le volume récolté. Il est donc essentiel d’évaluer ses besoins en stocks et ceux du troupeau afin d’opter pour le meilleur compromis.
Le stade « début épiaison » (apparition des premiers épis) est un bon repère, garantissant une valeur alimentaire intéressante. Au-delà du stade épiaison, la valeur alimentaire (énergie et azote) diminue rapidement. Une récolte en fin d’épiaison entraîne une perte de 10 % de valeur par rapport au début d’épiaison. Les légumineuses conservent une valeur plus stable au fil du cycle, ce qui permet de tempérer les pertes qualitatives liées au stade de récolte.
Les dates d’atteinte de ces stades varient selon les espèces. Comme pour le pâturage, le suivi des sommes de températures est un bon indicateur. En Lozère, grâce aux Inf’eau prairies publiées chaque semaine par la chambre d’agriculture (voir en page 12), l’évolution est suivie.
Une récolte précoce augmentera aussi les chances d’obtenir une repousse abondante pour le pâturage ou une seconde coupe. En effet, l’herbe a un potentiel de repousse d’autant plus élevé qu’il restera des feuilles vertes à la base du sol.
Préserver les feuilles
Les feuilles contiennent l’essentiel des minéraux, des matières azotées et des glucides solubles. Pour les préserver, il est préférable d’effectuer les interventions mécaniques (fanage, andainage) lors de périodes plus humides (matin et soir) ; d’utiliser un matériel adapté en fonction du type de prairie ; de réduire la vitesse de la faneuse (< 300 tr/min) et de faire attention lorsque les feuilles deviennent cassantes (> 40 % MS).
En pratique
La chambre d’agriculture de Lozère propose des formations et des accompagnements individuels pour vous aider à réussir vos récoltes de fourrage. Pour plus d’informations, contactez l’équipe agronomie au 04 66 65 62 00.