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Paroles de jeune : Les miniatures agricoles et la photo : deux passions

Très attiré par le monde agricole, Anthony Bonnefille, magasinier chez un concessionnaire agricole de l’agglomération du Puy, photographie les scènes de vie à la ferme et collectionne les miniatures agricoles.

Anthony Bonnefille en train d’immortaliser un paysage rural.
Anthony Bonnefille en train d’immortaliser un paysage rural.
© HLP

Anthony Bonnefille, 22 ans, magasinier chez un concessionnaire de matériels agricoles, a deux passions dévorantes dans sa vie : les miniatures agricoles et la photographie.Anthony aime son département, ses paysages ruraux et surtout son agriculture. Même si ses parents ne sont pas du domaine agricole, son oncle, lui, est agriculteur.Dès qu’il a un peu de temps libre, il travaille sur ses miniatures, un loisir qu’il pratique depuis l’enfance. Au fil des années, le jeune homme a accumulé les modèles réduits de tracteurs et autres matériels agricoles utilisés dans les fermes. Dès l’âge de 14 ans, il entraîne ses parents dans les sillons de sa passion au gre des grands salons de miniatures agricoles dans la France entière. Quelques années plus tard, une fois adulte, Anthony décidera de créer un salon des miniatures agricoles dans son propre département. Ce dernier se tient chaque année au sud du Puy-en-Velay depuis 4 ans.


Au chevet de ses miniatures

Anthony collectionne et bricole ses miniatures. Il travaille à l’heure actuelle à l’élaboration d’une mini exploitation avec stabulation, robot de traite, fromagerie, séchage en grange... Sa ferme «idéale» en somme ! «Oui j’aimerais peut-être m’installer en vaches laitières et en céréales mais je ne sais pas si cela pourra se faire» avoue-t-il.Quand il n’est pas au chevet de ses miniatures agricoles, Anthony prend son appareil photo et court la campagne, pour immortaliser des scènes de vie à la ferme ou des paysages à son goût. Sa passion pour la photo a démarré lorsqu’il avait 14 ans : «Mon père avait acheté un appareil photo compact à l’occasion du premier salon de miniatures agricoles où nous sommes allés. Je l’ai récupéré et j’ai commencé à tout photographier. A 16 ans, j’ai investi dans un reflex et je me suis entraîné à utiliser l’appareil jusqu’à avoir suffisamment d'argent pour renouveler mon parc» explique-t-il. Une fois le permis en poche, Anthony a enfin pu s’adonner pleinement à cette activité en photographiant ce qui le fait vibrer ; du matériel agricole en action (moisson, labour, fauche, semis...), le travail quotidien des éleveurs (alimentation du cheptel, traite...) mais aussi des paysages de Haute-Loire. Toujours prêt à déclencher son reflex doté d’un grand format de capteur, le jeune homme qui garde en permanence son appareil dans la voiture,  s’est fixé un défi : photographier la voie lactée. Sur les 65 000 photos qu’il a conservées, 5 000 sont retravaillées par ses soins. Mais attention, pour lui retravailler ne signifie pas transformer : «Je les retravaille pour qu’elles soient encore plus fidèles à la réalité».Anthony met ses photos à disposition sur internet (page Facebook velavii pics), les agriculteurs qu’il prend en photo peuvent ainsi se voir, et il les expose parfois au gré des expositions des miniatures agricoles. «Le métier de photographe agricole m’aurait plu mais c’est un secteur très concurrentiel» confie-t-il.


Montrer l’agriculture de Haute-Loire

Lorsqu’on lui demande ce qui le motive à partir sur les routes de campagne avec son appareil photo, il répond : «c’est pour montrer la beauté et la diversité du paysage agricole de France et de Haute-Loire. C’est aussi une manière de montrer ce qu’est l’agriculture de Haute-Loire. Montrer qu’ici aussi on a du matériel à la pointe et de beaux paysages !».


Véronique Gruber

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