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FDSEA : Aviculture
«Notre abattoir local manque de poulets fermiers»

La section avi-cunicole de la FDSEA s’est réunie le lundi 8 avril au Puy. Le point sur cette filière avec sa présidente.

Claire Souveton.
Claire Souveton.
© HLP

Comment se porte la production avicole en Haute-Loire ?
Claire Souveton, présidente de la section avi-cunicole de la FDSEA: La production diminue. Les éleveurs qui partent en retraite ferment leur atelier de production et n’ont aucun repreneur.
Très peu de jeunes agriculteurs choisissent en effet d’ouvrir un atelier avi-cunicole.

Comment expliquez-vous le faible engouement des jeunes pour cette production ?
Claire Souveton : Les jeunes, lorsqu’ils s’installent ont déjà beaucoup de travail. Lorsqu’ils reprennent une exploitation, ils doivent déjà apporter 18 ha supplémentaires ; ils assument le travail existant et ne veulent pas d’un atelier supplémentaire car ils manquent souvent de main d’oeuvre.

Quelles sont les grandes problématiques du moment dans le domaine avicole ?
Claire Souveton : La grosse problématique c’est l’augmentation des charges (hausse des prix de l’aliment et du gaz).
Il faudrait que les abattoirs relèvent leurs tarifs auprès des grandes surfaces pour voir ensuite les prix payés au producteur augmenter.
Une action syndicale avait été conduite en octobre dernier : Ardévol, à l’époque, a promis une augmentation des prix à la production de 3 centimes par kg à partir de juin 2013 pour les éleveurs qui travaillent avec cette société.
Les établissements Vey ont fait passer une hausse auprès de leurs clients et ont immédiatement répercuté l’augmentation de prix auprès de leurs éleveurs.
L’abattoir de Polignac, quant à lui, manque à ce jour de poulets fermiers. Il y aurait de la place pour environ 6 à 10 poulailliers en Haute-Loire.

Comment faudrait-il s’y prendre pour encourager les jeunes à ouvrir un atelier avicole ?
Claire Souveton : Pour que la production soit plus attractive, il faudrait avant tout que nos prix soient plus rémunérateurs. Nous devons pour cela intervenir auprès de l’aval. C’est pour cela que nous avons mené une action syndicale le 12 avril dernier et nous irons nous faire entendre le 23 juin à Paris.

Quels sont les atouts de cette production ?
Claire Souveton : En Haute-Loire nos élevages* produisent sous labels. C’est une production de qualité. Nos poulets sont élevés dans des élevages de 400 m2 et sortent en plein air.
Un atelier avicole n’est pas trop gourmand en heures de travail au quotidien et il apporte un petit complément de revenu (environ un demi-smic pour un atelier de 4500 poulets).
L’atelier peut constituer un revenu pour l’épouse au sein d’un Gaec ou bien un complément de revenu pour un jeune qui commence à s’installer à mi-temps par exemple.

Les français consomment-ils de la volaille française ?
Non pas toujours puisque 60% de la consommation française en produits avicoles sont importés. Et d’un autre côté, la France exporte aussi des volailles à l’étranger. C’est dommage que les français ne consomment pas la totalité de ce que nos élevages produisent. Il est par ailleurs regrettable qu’un poulet produit en Inde soit trois fois moins cher qu’un poulet français !


Propos recueillis par
Véronique Gruber

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