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Les signes officiels de qualité scrutés par les chercheurs

Trois écoles d'ingénieurs d'Occitanie ont lancé avec l'institut régional de la qualité agroalimentaire (Irqualim), une chaire d'enseignement et de recherche consacrée aux démarches de qualification en agriculture, présidée par François Purseigle, sociologue et enseignant-chercheur.

De gauche à droite : Juliette Consola, François Purseigle et Pierre Ginèbre.
De gauche à droite : Juliette Consola, François Purseigle et Pierre Ginèbre.
© SC

Dans le cadre de cette chaire, trois thèmes principaux seront traités par les universitaires de l'INP-Ensat, de Purpan et de Supagro : l'image des produits, les nouveaux indicateurs de durabilité à prendre en compte, et le renouvellement des générations. C'est une démarche inédite qui préfigure une nouvelle relation entre le monde agricole et celui de l'université avec un objectif : apporter des réponses aux acteurs des filières agricoles alors qu'en marge des signes officiels de qualité et d'origine (SIQO¹), de nouvelles démarches de qualification des produits fleurissent un peu partout. « Les signes officiels de qualité historiques sont aujourd'hui bousculés par ces nouveaux labels. Bon nombre d'acteurs agricoles pensent à tort que ces filières qualité sont épargnées par les problématiques parce qu'elles sont créatrices de valeur. Et pourtant, leurs cahiers des charges ne font plus forcément recette auprès des jeunes », explique François Purseigle, sociologue et enseignant-chercheur. La chaire ambitionne donc de poser les bases d'une réflexion essentielle pour l'avenir des filières sous signes de qualité.

Se renouveler

« En Occitanie, nos conditions pédoclimatiques particulières ont poussé les producteurs à chercher de la valeur ajoutée à travers les SIQO. Plus de la moitié de la valeur ajoutée de la ferme Occitanie est générée par ces démarches, et elle draine avec elle des pans entiers de l'économie des territoires », insiste Pierre Ginèbre, directeur de l'Irqualim. Si ce socle vacille car les jeunes générations ne trouvent plus d'intérêt à s'y adosser, « on pourrait se réveiller demain avec une agriculture sans agriculteurs », estime François Purseigle. Les travaux de la chaire s'attacheront donc dans un premier temps à comprendre pourquoi les jeunes se détournent de ces filières « historiques ». « Les grands axes du programme d'actions 2020-2025 de la Chaire sont désormais finalisés pour un lancement des travaux dès le printemps 2020. Nouvelles attentes des consommateurs, ancrage territorial, durabilité sociale et environnementale, gouvernance des filières et renouvellement des générations, construction de la valeur, évolutions institutionnelles (PAC post-2020, loi EGalim) ...seront les principaux thèmes abordés », résume Juliette Consola, coordinatrice de la Chaire In'FAAQT. Une chaire qui est actuellement à la recherche de mécènes.

¹ Label rouge, IGP, AOP, Agriculture Biologique...

 

 

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