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Congrès des Jeunes agriculteurs
La relation au métier est en train de changer

Les jeunes agriculteurs ne veulent pas que leur profession reste à l´écart du progrès social. Ils aspirent eux aussi à des vacances et à des loisirs, à faire évoluer les conditions d´exercice de leur métier pour qu´il reste attractif. Ils estiment que la préparation du projet professionnel doit se doubler d´une réflexion sur le projet de vie. Ils ont proposé plusieurs pistes de travail lors de leur congrès annuel.

"«a fait 15 ans que je bosse, sans week-end, sans vacances. J´ai une exploitation moderne, bien équipée, un revenu correct mais pas une minute à moi... et, à 40 ans, pas de femme et pas d´enfant. C´est sûr que j´ai réussi mon projet professionnel au plan technico-économique, mais mon projet de vie, c´est autre chose !" : c´est à une analyse sans concession du métier d´agriculteur que se sont livrés les JA qui ont préparé le rapport d´orientation du congrès 2003 des Jeunes agriculteurs, centré pour la deuxième année consécutive sur la qualité de vie, l´organisation et la réduction du temps de travail. Rapport présenté de manière vivante et ludique, souvent humoristique, à la manière d´un journal télévisé avec son plateau, ses invités, ses reportages, ses envoyés spéciaux et même... ses "inconvénients du direct".Pour améliorer les conditions de vie"La qualité de vie reste un frein non négligeable à l´installation des jeunes et une des principales causes de départs précoces de chefs d´exploitation", ont analysé les rapporteurs en introduisant leur exposé, au travers duquel ils ont formulé trois grandes propositions de nature à "améliorer les conditions de vie des agriculteurs cantaliens".En concertation avec les établissements de formation, ils ont ainsi proposé que le "projet de vie" soit étudié parallèlement au projet d´installation, que la qualité de vie et les conditions de travail fassent l´objet d´une réflexion en amont de l´installation.Parallèlement, les rapporteurs ont obtenu de la Mutualité sociale agricole qu´elle étudie la possibilité d´ouvrir ses centres de vacances à prix réduits (voire gratuitement) aux jeunes installés afin de les inciter à planifier quelques jours de vacances... et peut-être d´yp rendre goût.Et puis, surtout, ils ont proposé de développer le service de remplacement (GE Arac), afin de favoriser son utilisation pour le motif "congés". Embauche d´un animateur chargé de la promotion et de la prospection, embauche d´un salarié sous CDI par secteur... seraient des moyens d´y parvenir. La MSA, les entreprises laitières et l´ensemble des interprofessions seront sollicitées pour mettre en place ce projet, qui sera suivi par un groupe "qualité de vie" que les JA envisagent de créer, au même titre qu´ils disposent d´un "groupe lait" ou "viande". Les rapporteurs ont même suggéré d´imaginer un "Contrat conditions de vie" (CCV) dans lequel l´agriculteur contractualiserait certaines mesures en contrepartie d´aides.Une évolution culturelleSur ce dernier point, Gérard Leymonie a indiqué que le Conseil général était prêt à étudier le moyen d´abonder les crédits affectés au GE Arac à travers les fonds européens.Cette nouvelle façon d´appréhender le métier d´agriculteur suppose aussi une évolution culturelle, a relevé Antoine Croutes, président des JA. "Il n´est pas si loin le temps où on considérait qu´un paysan qui ne se lève pas à 4 heures du matin ne méritait ni le titre suprême d´agriculteur ni la légitimité de ses pairs", caricaturait-il. Et d´évoquer aussi la nécessaire évolution du "lien à la terre" : "Le foncier devra être appréhendé de façon beaucoup plus économique, c´est à dire comme un outil de travail devant dégager une rentabilité".L´organisation du travail en cuma, l´embauche d´un salarié, la création de groupements d´employeurs sont autant d´autres pistes ébauchées par le rapport d´orientation, qui s´est intéressé aussi à l´amélioration des conditions de travail, et donc à la modernisation des bâtiments d´élevage. A ce sujet, le préfet Philippe Rey a indiqué que des redéploiements de crédits devraient intervenir au niveau régional en faveur des projets bâtiments, tandis que le président de la FDSEA annonçait que le ministre avait promis devant le congrès de la FNSEA un abondement de 16 % des crédits bâtiments en zone de montagne.Pour plus d´informations, consultez L´Union agricole et rurale du 2 avril 2003.

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