La préfète rencontre les syndicats agricoles
Alors que le confinement continue jusqu’au 11 mai, les filières économiques subissent les contrecoups de la crise. La préfète de Lozère Valérie Hatsch a tenu à rencontrer les principaux syndicats agricoles.
Invités à des réunions de travail cette semaine sur les sujets agricoles en présence des représentants de la FDSEA, du directeur départemental de la cohésion sociale et de la protection des populations, du directeur départemental des territoires et du chef du bureau de la représentation de l’État de la préfecture, les syndicats ont pu faire remonter les problèmes rencontrés par les agriculteurs sur le terrain. Production, Pac, revenus, loi Égalim… Tous les sujets ont été abordés par les syndicats et notamment par la FDSEA et son président Jean-François Maurin. « La préfète a été assez à l’écoute », s’est réjoui le président de la FDSEA.
Ces réunions ont eu lieu à l’initiative de la préfecture qui souhaitait parler des conséquences de la pandémie de Covid-19 sur les agriculteurs et les conséquences économiques sur les filières. « Tous les acteurs rencontrent des difficultés », rappelle Jean-François Maurin. En bovin par exemple, les problèmes les plus conséquents se retrouvent au niveau des prix rémunérateurs : « il y a un manque de prix rémunérateur, notamment pour les bêtes à concours », explique le président de la FDSEA. Ces bêtes particulières, engraissées depuis des mois par les éleveurs en vue des concours, annulés les un après les autres, sont « vendues au prix d’une bête standard », souligne Jean-François Maurin. Un manque à gagner pour les éleveurs qui comptaient sur ces revenus complémentaires dans leur trésorerie.
L’autre problème le plus pressant concerne l’application de la loi Égalim : « avec la crise, elle n’est plus du tout appliquée », relève Jean-François Maurin. Il regrette que l’État ayant des dossiers plus actuels à régler, l’application de la loi ne soit plus soutenue.
Enfin, dernier point à l’ordre du jour, la Pac. Notamment au niveau des contrôles, qui ralentissent les versements des aides Pac. « Nous avons demandé qu’il y ait une souplesse des contrôles cette année, notamment parce qu’avec l’interdiction de l’écobuage, toutes les parcelles ne seront pas propres », explique Jean-François Maurin. Sur les 120 contrôles proratisations réalisés en 2019, très peu d’anomalies avaient été découvertes, c’est pourquoi « nous avons demandé qu’ils n’aient pas lieu cette année. Nous aimerions qu’il y ait un paiement pour toutes les exploitations, même contrôlées, au 15 octobre, de 70 à 80 % du montant total, pour atténuer les conséquences du Covid-19 » note Jean-François Maurin. Des demandes bien reçues par les services de l’État.