Aller au contenu principal

Agroalimentaire
Guillaume Garot promet des adaptations

Le ministre délégué chargé de l’Agroalimentaire a annoncé lundi à l’occasion d’un déplacement en Auvergne, la révision des règles qui régissent les relations entre producteurs transformateurs et grande distribution.

De gauche à droite : Jean-Claude Guillon, président de l’URIAA, Eric Delzant, préfet de Région et Guillaume Garot, ministre délégué en charge de l’Agroalimentaire.
De gauche à droite : Jean-Claude Guillon, président de l’URIAA, Eric Delzant, préfet de Région et Guillaume Garot, ministre délégué en charge de l’Agroalimentaire.
© S. Giraud Chatenet

La restitution des rencontres régionales pour l’avenir de l’agroalimentaire et du bois s’est déroulée, lundi, sur le site de VetagroSup, en présence du ministre délégué chargé de l’agroalimentaire. Attentif aux conclusions des divers groupes de travail, Guillaume Garot est revenu à plusieurs reprises sur les relations entre producteurs, transformateurs et grande distribution, qui doivent, selon lui, être modifiées.

D’ici l’été, le ministre a annoncé que la loi de modernisation de l’économie devrait être adaptée. « Deux points vont être révisés : le plan d’affaires qui donne un cadre aux prix, aux volumes, aux promotions, fixe une durée et l’accord cadre du 3 mai 2011 permettant de tenir compte de la volatilité des prix », a précisé Guil- laume Garot. Pour l’accord du 3mai, il s’agit de préciser ses conditions d’application « en donnant un terme aux négociations». Prudent face à ses annonces, le président de la Fnsea Auvergne, Patrick Escure a souhaité ramener le débat à la réalité quotidienne des producteurs :

« Jusqu’à maintenant, les lois qui ont été retouchées ont, au final, donné des résultats pire qu’avant». Et d’estimer qu’au sein des filières, « les producteurs ont l’impression d’être considérés comme des problèmes et non comme des opportunités ».

« J’ai peur, qu’à court terme, nous soyons en sous-production », a souligné Danielle Chemelle, président de la coopérative de viande Sicaba. Pour Patrick Escure, «s’il n’y a pas de revenus du côté des producteurs, les entreprises seront en difficulté ».

Une PAC plus juste

Message bien reçu par le ministre qui a insisté sur la complémentarité : « il n’y a pas d’industrie s’il n’y a pas de production et inversement ». Face au risque de « végétalisation » de certaines régions d’élevage, Guillaume Garot en appelle à la PAC « qui doit être plus juste en particulier au bénéfice de l’élevage. La majoration des cinquante premiers hectares est fondamentale ».

Avant fin avril, le ministre a annoncé la mise en place d’une nouvelle stratégie, notamment commerciale pour la filière porcine.

De manière plus transversale, la question des financements a bien évidemment été largement abordée. Le crédit d’impôt recherche pourrait ainsi être élargi aux dépenses d’innovations des PME, y compris travaillant dans l’agroalimentaire. Il est par ailleurs prévu que les soutiens de la banque publique d’investissement, qui disposera d’un encours global de 40 milliards d’euros, soient adaptés aux besoins spécifiques des industries agroalimentaires et forestières, au nom d’une réalité : « on ne finance pas des projets d’entreprises travaillant sur du vivant comme on financerait une start-up du numérique !»

Ecotaxe : « le pragmatisme sera la règle »

Face aux vives inquiétudes suscitées par la mise en place de l’écotaxe, qui pourraient faire perdre encore davantage de compétitivité aux entreprises de l’agroalimentaire et forestière, en particulier en Auvergne où les coûts de collecte sont plus élevés, Guillaume Garot s’est voulu rassurant : « Cette écotaxe a vocation à financer la modernisation du réseau routier interrégional et national. Le réseau départemental n’est pas concerné. Nous serons pragmatiques dans sa mise en place en tenant compte des spécificités et de la réalité des territoires ».

Les plus lus

taillage de haie à l'épareuse
Taille des haies en Creuse : dérogation possible jusqu'au 31 mars

Mise à jour 17/03/2025 : Une dérogation départementale a été accordée par la Préfète. Aucune démarche n'est nécessaire jusqu'…

Christine Valentin, présidente de la chambre d'agriculture
Lettre ouverte de Christine Valentin

La Canourgue, le dimanche 9 mars 2025.

Mesdames, Messieurs,
Dans un contexte inédit, c’est avec beaucoup de…

nombreuses personnes autour d'un robot de traite.
Robot et pâturage : mission possible !

Le robot de traite ne rime pas forcément avec stabulation intégrale. À Vic-sur-Cère, éleveurs et techniciens ont partagé…

Des messieurs qui tiennent une affiche
Lafeuillade-en-Vézie : la fête du bœuf de Pâques s’enrichit du jeu du “juste poids”

Il y aura du nouveau pour cette 14e édition de la fête du bœuf de Pâques dimanche 30 mars à Lafeuillade-en-Vézie : les…

« Nous réclamons une injection unique pour protéger nos cheptels contre toutes les maladies vectorielles »

Alors que le risque sanitaire demeure élevé, Patrick Bénézit, président de la Fédération nationale bovine fait le point sur la…

panneau photovoltaïque hangar exploitation
Le photovoltaïque agricole est-il toujours un bon investissement pour une exploitation ?

Vous avez un projet de photovoltaïque agricole en cours ? Les règles du jeu risquent de changer prochainement à cause d'une…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière