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VOEUX 2025
École, santé, agriculture : ce que promet le sénateur Sautarel

Dans une France sans budget, quelques sujets se retrouvent bloqués. Mais pas sans réponse, selon Stéphane Sautarel. 

Sénateur Sautarel assis derrière son bureau, pointe du doigt le dessus de la table.
Dans un contexte plutôt anxiogène, le sénateur Sautarel espère un “sursaut en 2025”. 
© Renaud Saint-André

Dans une situation qu’il qualifie d’ “inédite”, le sénateur Stéphane Sautarel a réalisé un point d’actualité face à la presse. Une situation et des idées qu’il déroule également lors des cérémonies de vœux des  collectivités auxquelles il se rend. 

France sans budget

Alors que la France se trouve sans budget à ce jour, il espère que 2025 sera l’année d’un “sursaut  pragmatique”, malgré une “crise démocratique et institutionnelle assez profonde”. Le sénateur a souligné que la  censure a été “opérée par l’alliance des contraires qui, de toute façon, ne gouverneront jamais ensemble”. Il a exprimé ses doutes quant à l’adoption d’un budget d’ici le 15 mars, date avancée pour cette éventualité. 

Les conséquences  de cette situation sont déjà  palpables : hausse mécanique des impôts en raison d’un barème qui n’est pas revalorisé en fonction de l’inflation, absence de crédits  supplémentaires promis pour la sécurité et pour les Éhpad, pas de DETR, Dsil ou de Fonds verts pour les collectivités locales à ce jour, pas de prêt à taux zéro élargi pour les ménages primo-accédants, etc. Le monde agricole reste également sans réponse. 

Monde agricole en attente 

Néanmoins, malgré ce contexte, Stéphane Sautarel a souligné que “tout le travail accompli n’est pas à mettre à la poubelle”. Il a listé trois réponses “qui restent dans les tuyaux” : 4 milliards d’exonérations fiscales, notamment sur l’énergie, la transmission ou le foncier ; la loi d’orientation agricole “repoussée, mais pas abandonnée” ; et le projet de loi de  simplification, visant à mettre fin à la “sur-transposition de normes européennes” et à “mieux défendre les productions françaises face aux produits importés”. 

Le sénateur a relevé la précipitation  d’Ursula von der Leyen à se rendre en Amérique du Sud, le lendemain de la chute du gouvernement Barnier, profitant, selon lui, d’une faiblesse de la France sur la scène internationale. Il a aussi mis en garde contre le fait que les alliés potentiels pour un blocage des accords Mercosur, comme la Pologne, l’Autriche ou l’Italie, pourraient être tentés par d’autres avantages proposés par l’Europe. 

Statu quo favorable à l’école 

La situation de blocage aurait du bon pour la carte scolaire, selon Stéphane Sautarel. Initialement, 4000 postes devaient être  supprimés, puis 2000 après amendement. En l’absence de budget 2025, c’est le statu quo ;  ce qui signifie qu’aucun poste ne sera supprimé(1). Le sénateur a réclamé à la direction des services départementaux de l’Éducation nationale de cesser la pression exercée sur de nombreuses écoles, rappelant que la ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne, avait promis une visibilité à trois ans. 

Il a également adressé un courrier à Philippe Loos pour  proposer un co-pilotage de la carte scolaire par le préfet, intégrant une dimension d’aménagement du territoire, complémentaire de la vision pédagogique apportée par l’inspectrice d’académie. Pour autant, Stéphane Sautarel a admis que chaque ministère doit faire des économies ; mais il considère que pour celui de l’Éducation nationale, celles-ci doivent être opérées dans les 30% des effectifs qui gèrent, plutôt que dans les 70% en contact direct avec des élèves. Il a martelé qu’il faut être “plus efficace et moins cher”.  Les chiffres annoncés dans le domaine de la santé sont encore plus éloquents.  

50 milliards, c’est considérable ; mais en réalité, 3% d’économie, c’est à la portée de tous” Stéphane Sautarel, sénateur du Cantal

Santé : le modèle allemand 

Stéphane Sautarel a souligné que 44% de la masse salariale des établissements publics français travaillent pour l’administration de l’hôpital, contre 56% face au patient. En Allemagne, ces chiffres sont de 28% pour l’administration et 72% face au patient. En s’inspirant de ce modèle - aussi sinon plus performant qu’en France - le sénateur est convaincu qu’il est possible de réaliser partout 3% d’économies, sans grever le service à l’usager et sans augmenter l’impôt.  Car une réduction de 3% des dépenses, dans une sphère publique de 1 650 milliards, ce serait 50 milliards d’économie ainsi réalisés.   

(1) Cela ne veut pas dire qu’à l’échelle du Rectorat le Cantal n’en rende au profit de départements auvergnats qui en manqueraient, mais cela reste hypothétique.

 

Collectivités du Cantal épargnées ? 
Le sénateur en est convaincu : dans le Cantal, aucune commune, com com, pas plus que le Département ou la Caba ne verra son budget impacté si la copie du Sénat est adoptée. Et ce grâce aux amendements, aux péréquations plus favorables et aux 3 milliards qui ne sont plus “confisqués” mais doivent faire l’objet d’une “obligation d’épargne”. Quant à la zone France ruralités revitalisation, non seulement elle n’est pas remise en cause, mais pourrait s’y greffer les FRR+, favorables aux entreprises de plus de onze salariés. 

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