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Agriculteurs et chasseurs sur le terrain pour faire face aux dégâts de sangliers

Sur le versant sud du mont Lozère, les dégâts de sangliers sont un problème récurrent depuis une quinzaine d’années. Ces derniers temps, le problème a pris une ampleur de nature à remettre en cause l’activité herbagère et d’élevage pastoral.

© FNC

FDSEA et JA de Lozère ont convié les principaux acteurs de la chasse à une réunion sur le terrain, vendredi 27 novembre, chez Jean-Claude Molines à Villeneuve prés du Pont-de-Montvert, pour discuter des solutions à envisager. Ce territoire, partie intégrante de la zone classée au patrimoine mondial de l’Unesco subi, tout comme les Cévennes, les calamités que cause une population de sangliers hors de contrôle. De façon générale, c’est tout le sud de la Lozère qui est concerné. Autre sujet : le schéma départemental de gestion cynégétique (SDGC). Ce rendez-vous était aussi l’occasion d’aborder la prochaine réunion se tenant sur le sujet début décembre. Institué par la loi chasse de 2000, ce document cadre est prévu dans chaque département de France. Il décline l’ensemble de la politique fédérale en matière de gestion de la faune sauvage et de ses habitats.En Lozère, dégâts, agrainage et chasse en temps de neige font partie des problématiques. Le deuxième SDGC de la Lozère a été approuvé par arrêté préfectoral le 10 janvier 2014. Concernant les dégâts, le phénomène est complexe. Ils varient en fonction des densités de populations et de la pression de chasse, mais aussi en fonction de facteurs variant dans le temps et dans l’espace : les conditions climatiques, la répartition des disponibilités alimentaires et les barèmes d’indemnisations des dégâts. À ce jour, il n’existe aucune méthode scientifiquement validée pour suivre les populations de sanglier. Donc, pour l’instant, estimer une population de sangliers est impossible. En revanche, l’évolution du tableau de chasse, d’année en année, et selon les pays cynégétiques, permet de dégager des tendances d’évolution des populations. Du 1er juillet 2014 au 30 juin 2015 (dernier exercice clôturé), le montant de l’indemnisation des dégâts était de 186 000 euros. À titre indicatif, il était de 220 000 euros en 2010-2011 et 2011-2012. Par ailleurs, il faut compter environ 40 000 euros par an de préventions des dégâts.

La suite dans le Réveil Lozère, page 5, édition du 3 décembre 2015, numéro 1336.

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