Aller au contenu principal

Les phytases améliorent la digestibilité des nutriments en porc

Des essais à l’université de sciences appliquées de Bingen, en Allemagne, montrent l’intérêt d’une nouvelle phytase sur la digestibilité du phosphore, du calcium et des acides aminés.

L’essai montre une amélioration linéaire de la digestibilité des nutriments avec des doses croissantes de phytases.
L’essai montre une amélioration linéaire de la digestibilité des nutriments avec des doses croissantes de phytases.
© D. Poilvet

« Le phosphore est un élément essentiel pour la formation des os, a rappelé Georg Dusel, de l’université de Bingen, lors de la rencontre Altilis-Metex au Space. 80 % du phosphore contenu dans l’organisme se trouve dans le squelette et la matière sèche des os contient 17 % de phosphore. Le phosphore est aussi important pour la distribution de l’énergie, la perméabilité de la membrane cellulaire, le maintien du pH du sang, les hormones… » Dans les graines et les tourteaux, 50 à 80 % du phosphore se trouvent sous forme d’acide phytique ou de phytate. « Les phytates sont la principale source de phosphore des ingrédients végétaux. Et sous cette forme, sa biodisponibilité et sa digestibilité chez les monogastriques sont limitées. Les phytases, enzymes qui cassent les phytates, peuvent donc augmenter la digestibilité du phosphore et donc réduire son excrétion et réduire les effets antinutritionnels des phytates. » Sur 17 essais à l’université de Bingen, la digestibilité du phosphore sur un total de 774 porcs est de 35 % sans phytase et de 57 % avec une phytase. « L’action est importante surtout chez les porcelets et les porcs, beaucoup moins chez les truies », note le chercheur. Les essais montrent aussi que l’excrétion du phosphore se fait surtout dans les fèces et que la phytase réduit l’excrétion du phosphore dans les fèces de 2,11 grammes par jour sans phytase à 1,19 gramme par jour avec phytase.

Les phytases améliorent la digestibilité des nutriments en porc

Meilleure digestibilité des nutriments

Un autre essai a été mené pour mesurer l’impact de la phytase sur la digestibilité des acides aminés, du phosphore, du calcium, avec des apports réduits en phosphore (sans utilisation de phosphate), calcium et énergie et différentes doses de phytase. L’essai montre une amélioration linéaire de la digestibilité des nutriments avec des doses croissantes de phytase et révèle une forte relation entre la digestibilité des phytates et celle des acides aminés. Un autre essai avec deux doses de phytase montre que les deux doses améliorent fortement le poids à 118 jours (111,2 kg/103,6 kg pour le témoin et 76,1 kg pour le témoin à apports réduits).

Georg Dusel, de l’université de Bingen : «Il existe une forte relation entre la digestibilité des phytates et celle des acides aminés.»
Georg Dusel, de l’université de Bingen : «Il existe une forte relation entre la digestibilité des phytates et celle des acides aminés.» © V. Bargain
Dans un essai du sevrage à la finition sur 144 porcelets, avec les nouvelles phytases d’IFF Danisco (Axtra Phy Gold, Axtra XB), distribuées en France par Altilis, la digestibilité du phosphore a été multipliée par deux et l’excrétion de phosphore réduite de 40 à 50 %. La nouvelle formulation a aussi permis de réduire le coût de l’aliment. « Une 'bonne' phytase augmente la digestibilité du phosphore et réduit son excrétion, tout en maintenant les performances, et n’implique plus de supplémentation en phosphore minéral », résume Georg Dusel.

Les plus lus

<em class="placeholder">Guillaume Degoulet, SCEA des Sables (à gauche) et Sylvain Jouy, Agrial : &quot; Le Label rouge Opale m&#039;a permis de financer un nouvel engraissement lors de mon installation. &quot;</em>
« La montée en gamme m'a aidé à financer mon bâtiment de porc en engraissement »

Avec le Label rouge Opale, Guillaume Degoulet a orienté la production porcine de son exploitation vers une montée en gamme…

<em class="placeholder">Fabien Sabourin : « Le gain technico-économique global est estimé à 175 000 euros annuels, soit 23,30 euros par porc produit. »</em>
"J'ai investi dans un nouveau bâtiment de porc en engraissement pour une meilleure rentabilité"

La Scea Le Mignon se dote d’un nouvel engraissement de 2 556 places. Moderne et innovant, l’installation doit permettre…

<em class="placeholder">Florence Guého et Jérémy Mainguy, SARL de la ville Corvec : « La gestion des performances bande par bande nous permet d&#039;être hyper réactifs. »</em>
« Avec le suivi à la bande, nous chiffrons l’impact de nouvelles stratégies de notre atelier porc»
À la SARL de la Ville Corvec, le suivi à la bande proposé par Nutrifirm a permis aux éleveurs d’améliorer leurs performances…
<em class="placeholder">Valérie Courboulay, Ifip-Institut du porc</em>
Propositions de l'EFSA : le coût du bien-être animal estimé à 10 milliards d'euros pour la filière porcine 

Une étude de l’Ifip chiffre à plus de dix milliards d’euros pour la filière porcine française le coût des principales mesures…

Une maternité pour truies en liberté apportant du confort de travail

À l’EARL Le Lann à Cléden-Poher dans le Finistère, Mathis et Estelle Talec ont investi en 2024 dans une maternité neuve…

<em class="placeholder">Thierry Boulet, Porc Amor Évolution et Jean Jacques Breton, SCEA Kerroc’h : « Investir dans un post-sevrage pour améliorer la cohérence de l’élevage a permis de ...</em>
« J’ai renforcé la cohérence de mes bâtiments porcins pour produire plus à moins cher ».

À la SCEA de Kerroc’h, le nombre de kilos produits a progressé d’un tiers et le prix de revient a baissé de 0,16 euro le…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT’Hebdo Porc (tendances et cotations de la semaine)