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« La non castration des porcelets, c’est une économie de 10 euros par porc»

L’association des éleveurs « pour le bien-être animal porcin et la non castration des porcs » présidée par Jean-Jacques Riou, l’ancien président du Marché du Porc Breton, met en garde les pouvoirs publics du danger de la généralisation de la castration sous anesthésie. Elle craint que cela constitue une distorsion de concurrence supplémentaire avec les producteurs espagnols (80% des porcs non castré) et des Pays-Bas (70%). « La non-castration, c'est une économie de 10 euros par porc pour les producteurs et l’ensemble de la filière jusqu’au consommateur », affirme-t-elle par la voix de Jean-Jacques Riou, son président. « Le manque de compétitivité pour les éleveurs devant maintenir la castration va les amener dans une impasse économique, avec pour conséquence l’arrêt de leur production ».

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L’association se dit "très inquiète des orientations du Ministre de l'agriculture". Lors de l'assemblée générale d'Inaporc en juillet dernier, Mr Denormandie s'était en effet montré déterminé à offrir au moins trois solutions d’anesthésie locale pour la castration des porcelets d’ici 2022, "afin de pouvoir maintenir la castration avec gestion de la douleur et surtout pour satisfaire les abattoirs", dénonce Jean-Jacques Riou. Le président de l'association exige du Ministre de l’Agriculture « que son instruction ministérielle précise bien que les abattoirs souhaitant des porcs castrés en fassent la demande dans le cadre d’un cahier des charges entre groupements et éleveurs ». Il veut également que les acheteurs compensent financièrement les éleveurs de l’ensemble des surcouts engendrés par l’acte de castration. Dans une vidéo, l’association démontre que pour une heure de castration passé avec le protocole actuel (castration avec injection d’un anti-douleur), l’ajout de l’anesthésie fait grimper le temps de travail à 2h30. Par ailleurs, le désagrément provoqué par l’injection d’un sédatif, puis par les deux anesthésies locales directement dans les testicules des porcelets semble manifeste. « Nous aurons certainement l’occasion d’échanger à nouveau avec Mr Denormandie lors du Space début septembre », espère Jean-Jacques Riou.

 

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