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Pomme de terre : « Je garde certains fongicides efficaces contre le mildiou du tubercule pour la fin de campagne »

Producteur à Deûlémont (59), Éric Hemelsdael met tout en oeuvre pour réduire au minimum l'inoculum et les contaminations de mildiou sur ses pommes de terre.

Éric Hemelsdael, SCEA Des écluses à Deûlémont (59)"Nous stockons 2000 tonnes de pommes de terre d’industrie pour McCain, livrées principalement en juin-juillet."
Éric Hemelsdael, SCEA Des écluses à Deûlémont (59)"Nous stockons 2000 tonnes de pommes de terre d’industrie pour McCain, livrées principalement en juin-juillet."
© E. H.

« La maîtrise du mildiou du tubercule est primordiale pour nous. Nous stockons 2000 tonnes de pommes de terre d’industrie pour McCain, livrées principalement en juin-juillet. Notre premier levier est le choix de variétés moins sensibles dans le panel de notre industriel. Mais la variété idéale n’existe pas, surtout pour une si longue conservation.

Pour assurer une bonne protection du feuillage, j’utilise des OAD depuis 2007 (MilPV puis Mileos). Je suis à la lettre les préconisations. Traiter le jour J à l’heure H. Mes IFT fongicide varient énormément selon le climat : plus de 20 en 2021, moins de 10 en 2022 et 15 en 2023. J’alterne systématiquement les matières actives des fongicides pour éviter l’émergence de souches résistantes de mildiou. J’utilise le produit de biocontrôle Pygmalion et l’adjuvant LE 846, pour réduire les doses. Pygmalion est intéressant, car il est multisite. Je garde certains produits pour la fin de campagne, fin août, début septembre comme Ranman Top, Leimay et Shirlan. Ils sont plus efficaces contre le mildiou du tubercule.

Je broie systématiquement le feuillage et utilise rarement des produits défanants (parfois sur variétés tardives). Après le broyage, je réalise un dernier traitement fongicide pour m’assurer qu’il n’y ait pas de contamination des tubercules. Si les buttes sont trop crevassées, je peux mettre les roule-buttes pour les reformer. Mais je le fais très rarement. Tout dépend des conditions météo. En cas de pluies fréquentes en fin de cycle, je reste vigilant. Enfin, je bâche tous mes tas de terre de déterrage, que j’épands un an après sur prairie pour ne pas contaminer mes sols labourables. J’évite de labourer après la récolte des pommes de terre pour diminuer le potentiel de repousses afin de réduire le risque mildiou du tubercule l’année suivante. »

SCEA Des écluses : 140 ha, dont 40 ha de pommes de terre, 40 de maïs fourrage, 25 de blé, 6 de betteraves, 13 de haricots et pois de conserve, 16 ha de prairies.

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