Le vin reste la boisson alcoolisée préférée des Français
L’édition 2025 du baromètre Sowine/Dynata montre toujours une place à part du vin parmi les boissons alcoolisées consommées par les Français même s’il est très challengé. L’enquête enregistre une ouverture à l’innovation.
L’édition 2025 du baromètre Sowine/Dynata montre toujours une place à part du vin parmi les boissons alcoolisées consommées par les Français même s’il est très challengé. L’enquête enregistre une ouverture à l’innovation.

Qui, du vin ou de la bière, est la boisson alcoolisée préférée des Français ? C’est la question à suspens que l’on se pose chaque année lors des résultats du baromètre Sowine/Dynata sur les habitudes des Français en matière de boissons alcoolisées. Pour l’édition 2025, le vin reste en tête avec 58 % devant la bière à 56 %, chacun perdant toutefois 2 points par rapport à l’an dernier.
Toujours un fort intérêt pour le vin
Les Français sont 80 % à déclarer consommer du vin au moins une fois dans l’année. Un taux qui reste très important mais qui a diminué de 5 points en 10 ans, observe Sylvain Dadé, cofondateur de l’agence Sowine.
Les consommateurs réguliers (au moins une fois par semaine) sont 36 %. L’intérêt demeure soutenu. 58 % des Français s’intéressent aux contenus liés au vin en priorité à travers des rencontres avec des vignerons, des dégustations, des visites, des documentaires. Et 72 % de ceux qui n’ont jamais fait d’œnotourisme se disent intéressés. « La base de consommateurs diminue mais pas l’intérêt des consommateurs », positive Marie Mascré, cofondatrice de l’agence Sowine.
Pas de rejet du vin chez les jeunes
L’enquête ne constate pas de désamour du vin chez les jeunes. 45 % des 18-25 ans le placent en tête de leurs boissons alcoolisées préférées, soit 6 points de plus qu’en 2024. Leur intérêt pour le vin (53 %), progresse même de 13 points. Il n’est pas exclusif puisqu’ils sont 60 % à s’intéresser à la bière, en hausse de 13 points. Ils sont aussi 51 % à consommer des boissons No-Low, un taux en augmentation de 11 points.
Le blanc toujours en tête mais le rouge remonte
Le vin blanc est toujours la couleur préférée des consommateurs de vin. 91 % consomment du blanc. Le champagne à 87 %, baisse de 2 points tout comme le vin rosé consommé par 85 %. Il fait presque jeu égal avec le rouge, qui à 84 % gagne 2 points, grâce aux consommateurs de vin occasionnels. 67 % consomment des vins effervescents (distingués du champagne dans cette enquête).
Le vin reste centré sur les repas
Pour 65 % des Français, le vin reste associé à un bon repas tandis que le « week-end le soir » est le moment privilégié de consommation à 69 %. Le rouge reste la couleur dominante des repas (78 %). L’apéritif est le terrain de jeu du champagne (40 %) et des effervescents (36 %) qui sont aussi consommés lors de soirées. Le blanc n’est bu à l’apéritif que par 33 % et le rosé par 31 %. Face à cela, 67 % des Français consomment de la bière avec des moments qui s’intensifient : "le week-end, le soir" (56 %, + 9 points), "le soir en semaine" (35 %, + 8 points") et "le week-end le midi" (33 %, + 9 points).
Une certaine ouverture aux innovations
Le vin est-il donc apprécié mais prisonnier de son statut d’icône ? Pas selon Sowine qui juge les Français curieux. Globalement, 76 % se disent ouverts aux innovations dans le monde du vin. 37 % sont prêts à acheter des « vins à base de cépages anciens ou résistants », 34 % des « vins légers en alcools, titrant entre 8 et 10 % », 27 % des vins qui « sortent des conventions ».
Le vin orange fait son entrée dans le baromètre avec 26 % qui déclarent en avoir déjà consommé (57 % chez ceux qui se disent experts en vin). 33 % ont entendu parler du vin nature et 19 % en ont déjà goûté. Ses consommateurs sont à 63 % des amateurs éclairés.
Les vins No-Low sont consommés par 17 %. Ils gagnent 7 points en un an. Ils restent toutefois loin derrière la bière (61 %) et les cocktails (42 %).
Au final, l’enquête reflète une diversité des usages et attentes des consommateurs de vin. Sylvain Dadé, invite à la saisir. « Le vin a besoin de nouveaux narratifs en phase avec les attentes des consommateurs et de répondre à leur demande en matière d’innovations », estime-t-il.