Bien-être animal : 81 % des élevages audités Boviwell ont un résultat excellent ou supérieur
En 2025, 100 % des exploitations livrant du lait en France auront effectué un diagnostic Boviwell. Cette démarche de filière fait partie de la charte des bonnes pratiques d’élevage. Fin 2024, plus de 80 % des élevages audités présentaient de bons résultats.
En 2025, 100 % des exploitations livrant du lait en France auront effectué un diagnostic Boviwell. Cette démarche de filière fait partie de la charte des bonnes pratiques d’élevage. Fin 2024, plus de 80 % des élevages audités présentaient de bons résultats.
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En conférence de presse au salon de l’Agriculture 2025, le Cniel a présenté l’avancée des audits bien-être animal Boviwell des fermes laitières.
« Fin 2024, nous étions tout près des 30 000 fermes bovins lait évaluées, soit 73 % des fermes qui livrent du lait en France », annonce Nadine Ballot, du Cniel. Objectif : 100 % des élevages audités en 2025. Pour ce faire, 484 techniciens de 186 organismes (laiteries, coopératives, conseils, etc.) ont été formés.
L’outil, intégré en 2022 à la dernière version de la charte des bonnes pratiques d’élevage, mesure le bien-être animal à partir de données techniques et d’observations des animaux dans leur environnement, réalisées par un technicien agréé. Par exemple : la note d’état corporel des animaux est adaptée en fonction des systèmes et des races. Une prim’Holstein ou une montbéliarde ne seront pas jugées sur les mêmes critères.
Et les premiers résultats sont bons : « 81 % des élevages audités ont un résultat excellent ou supérieur », félicite Benoît Gavelle, représentant de la Confédération nationale de l’élevage (CNE) à la gouvernance de la charte des bonnes pratiques.
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L’abreuvement, les infections mammaires et les boiteries sont les points à améliorer
Il détaille : « 98 % des troupeaux présentent un bon état corporel témoignant d’une alimentation maîtrisée ; 84 % ont un résultat excellent ou supérieur en confort de couchage ; 98 % ont un résultat excellent ou supérieur dans la relation homme animal ». Pour les 20 % de fermes qui ont obtenu un résultat « en progression », il ressort que l’abreuvement est à améliorer, ainsi que les infections mammaires ou encore les boiteries. « Au-delà de la note, Boviwell propose un plan d’accompagnement », grâce à des outils et des recommandations réalisés par l’interprofession. Moins de 1 % des exploitation obtiennent une note « non-classé ».
Christine Vazeille, éleveuse en Haute-Loire
« Boviwell a conforté nos prises de décision sur l’évolution du bâtiment »
« Je suis en Gaec avec mon fils. Nous élevons 70 montbéliardes. Nous avons fait le diagnostic Boviwell en 2022. Les références techniques nous ont permis de faire le point sur notre système. Par exemple, sur l’accès à l’eau, on se pose toujours des questions. Boviwell nous a confortés dans nos prises de décision sur l’évolution de notre bâtiment. L’outil nous a permis de savoir si les vaches souffraient de stress thermique ou non dans notre système de montagne. A la suite du diagnostic, nous avons aménagé un parc pour les taries afin de garder plus de places pour les laitières. Boviwell est une évaluation qui donne des références. C’est un document officiel qui permet de communiquer sur l’adéquation entre le bien-être animal et la qualité du produit qui sort de la ferme. »