« L’agriculture a besoin de la 5G » affirme Hervé Pillaud, agriculteur spécialiste du numérique
Hervé Pillaud est agriculteur, investi dans La Ferme digitale. Il a participé également aux travaux du Conseil national du numérique sur la 5G. Il affirme que cette technologie devrait apporter beaucoup à l’agriculture en lui permettant « d’accéder à des services allant dans le sens de la transition écologique ».
Hervé Pillaud est agriculteur, investi dans La Ferme digitale. Il a participé également aux travaux du Conseil national du numérique sur la 5G. Il affirme que cette technologie devrait apporter beaucoup à l’agriculture en lui permettant « d’accéder à des services allant dans le sens de la transition écologique ».
Hervé Pillaud, qui se présente sur son blog comme « Agriculteur, auteur, conférencier », signe ce 29 septembre une tribune où il affirme que « L’agriculture a besoin de la 5 G ».
Le spécialiste du numérique en agriculture a participé pendant deux ans aux travaux du Conseil national du numérique sur le dossier de la 5G et il affirme que, dans le domaine agricole, la nouvelle technologie numérique « devrait permettre d’accéder à des services allant dans le sens de la transition écologique. »
Des applications utiles dans les cultures et les élevages
Il cite en exemple les données du programme européen satellitaire Copernicus qui vont pouvoir être rapprochées de celles des capteurs situés dans les champs et sur les équipements agricoles. « Leur utilisation dans des applications va nous permettre la visualisation de l’état des cultures, d’accompagner l’irrigation ou encore de déclencher des traitements appropriés, » explique-t-il, en précisant toutefois que « ce ne sera possible qu’avec une bande passante et une qualité de service suffisantes ». Autre exemple : « faire remonter la photo d’une tâche sur une feuille de blé ou d’une adventice inconnue et savoir comment traiter au mieux le problème, à moindres coûts financier et écologique sera également beaucoup plus aisé ». Ou encore : « Surveiller les troupeaux, les contenir dans un espace sans clôture, être alerté à distance d’un problème sur un animal, du comportement anormal du troupeau (dû aux loups ou aux chiens errants par exemple) sera désormais possible ».
Une opportunité pour l'agriculture
L’agriculteur engagé auprès de La Ferme Digitale est convaincu des avancées de la 5G. C’est une « technologie de rupture » écrit-il, « qui n’est pas dans la continuité de ce que nous avons rencontré avec la 3 puis la 4G ». Et s’il reconnaît que le « renouvellement des terminaux » sera nécessaire et qu’un « risque de surconsommation » existe, c’est avant tout une « opportunité pour les acteurs économiques, sociaux, pour l’industrie, pour l’agriculture ». Avec la 5G « il est vraisemblable que l’exposition aux ondes et la consommation d’énergie seront sensiblement réduites, alors même que les fonctionnalités et la qualité de services seront nettement accrues ».
Pour l’agriculteur, la 5G est un véritable progrès et il estime que « ceux qui s’opposent au progrès (une minorité de l’ordre de 30 à 35% suivant les sondages), ne peuvent en priver l’ensemble d’une société ».