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Évialis

LE GROUPE Évialis a réalisé au premier trimestre 2007 un chiffre d’affaires de 178 millions d’euros contre 167,7 millions au cours de la même période de l’année précédente. à périmètre et change constant, le chiffre d’affaires progresse de 4%.

Dans un communiqué, le groupe précise que le marché mondial de la nutrition animale a été affecté par la poursuite du mouvement haussier des matières premières, en particulier des céréales, entamé sur le quatrième trimestre 2006. Ces hausses ont pu, suivant les pays et suivant les espèces être totalement ou partiellement répercutées dans les prix de vente. Parallèlement, des opérations de couvertures ont été mises en place pour limiter leur impact.

Au niveau de l’activité Nutrition France gérée en direct par Evialis, les volumes s’inscrivent en léger retrait en ligne avec la baisse structurelle du marché. Les aliments destinés à la volaille progressent de 5% en volume sur le premier trimestre 2006, marquant ainsi une reprise sur la “Volaille de qualité” après la crise de la grippe aviaire. Les niveaux atteints sur ce premier trimestre restent néanmoins en retrait sur les volumes d’avant crise.

Quant au porc, les volumes reculent dans un marché fortement concurrentiel du fait de la décroissance des cheptels et des cours de la viande peu favorables aux éleveurs. Enfin, sur le ruminant, après les effets favorables du premier trimestre 2006, le marché retrouve une forme de stabilité. Quant à Nutréa, la joint venture réalisée avec Unicopa pour le marché du grand Ouest, les volumes sont en retrait sensible sur le premier trimestre 2006, témoignant notamment des difficultés de la filière volaille à reconquérir les positions export perdues suite aux embargos décrétés par certains pays en raison de la crise de grippe aviaire.

Dans un marché Français qui reste tendu, la division Premix Spécialités France progresse fortement avec l’intégration des activités rachetées à Nutreco au début de l’année, ce qui double pratiquement sa contribution au chiffre d’affaires du groupe avec 9,8 millions d’euros pour le trimestre.

Forte croissance en Asie

Les activités de Nutrition International progressent fortement sur ce premier trimestre, avec une contribution de 33,1 millions d’euros, en progression de 23% à périmètre et change constant. Ainsi, en Asie, les volumes croissent de 33% et la contribution du trimestre est de 12,2 millions. Les trois usines vietnamiennes du groupe poursuivent leur développement continuant à prendre des parts de marché, notamment sur le segment aquacole. En Inde et en Indonésie, les filiales reprennent également des positions après avoir été gravement affectées par la grippe aviaire en 2006. La filiale polonaise affiche des volumes et un chiffre d’affaires en progression sensible reflétant des prises de part de marché sur le segment Volailles. En Espagne, les actions menées sur le Ruminant et la Volaille portent leurs fruits. La hausse des matières premières n’a malheureusement pu être que partiellement répercutée dans les prix de vente compte tenu de la concurrence locale.

Le Brésil affiche une performance stable en chiffre d’affaires à change constant, mais les équipes poursuivent leur travail de fond sur l’évolution du mix-produit et la maîtrise de ses marges et de ses coûts. Sur l’Afrique du Sud, la filiale Aliment Monti Foods acquise fin 2005 continue de réaliser un bon parcours en progressant en chiffre d’affaires comme en volume de 20 %.

En Europe de l’Est, la contribution du trimestre s’élève à 3,9 millions d’euros. Ce chiffre bénéficie de l’intégration de la filiale de Prémix russe acquise en janvier dernier, qui contribue pour 1,6 millions.

La zone Europe du Sud (Espagne, Italie, Portugal) contribue à hauteur de 4,2 millions d’euros avec de bonnes progressions de tonnages dans des contextes de prix tendus.

Enfin, sur l’Afrique du Sud, le chiffre d’affaires progresse de 20% à change constant et s’établit à 2,2 millions.

Des perspectives incertaines pour fin 2007

Ces premiers chiffres de 2007 confirment les difficultés rencontrées sur le marché français, conduisant à une baisse des cheptels, une concurrence accrue se traduisant dans les prix et des difficultés à reprendre des positions export dans la volaille industrielle suite à la grippe aviaire. Par ailleurs, l’accroissement de l’utilisation des matières premières pour la bioénergie entraîne à court terme une hausse sensible du prix de revient des aliments fabriqués, dont la répercussion intégrale et immédiate aux éleveurs n’est pas toujours possible et pour le futur, une importante volatilité dans les prix avec une perspective de prix structurellement élevés.

Ce contexte conforte le plan stratégique CAP 2010 défini par le groupe axé sur l’innovation, permettant d’apporter des solutions nutritionnelles et économiques optimisées aux éleveurs, l’internationalisation par croissance organique ou externe, pour trouver les relais de croissance là où les marchés progressent fortement et sur l’optimisation du dispositif français pour capitaliser sur un marché d’excellence et d’exigence.

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