1. Les plateformes
© RFL
Utiliser une plateforme électrique plutôt qu’une plateforme thermique réduit les émissions de GES de 20,4 %. Cependant, les freins à l'adoption de ce type de plateformes peuvent être un surcoût de 35 % pour les utilisateurs, ainsi que l’autonomie et le temps de recharge des batteries. Leur taux d’adoption est aujourd’hui très faible, de 2 %. Le système
Stop & Start permet une réduction de 8,2 % des émissions. Là aussi le surcoût peut être un frein. Il est encore rare chez les arboriculteurs.
2. La fertilisation
© INRAE
Plusieurs leviers liés à la fertilisation permettent de réduire les émissions de GES : utiliser la fertirrigation, un OAD de fertilisation, implanter un couvert à base de
légumineuses (-23 % d’azote minéral), remplacer l’azote minéral par de l’azote organique. Les freins à leur utilisation dans ce cas sont surtout le manque de références, la tension sur les
engrais organiques et le risque de
campagnols pour les couverts. Leur niveau d’adoption est faible, de moins de 5 %.
3. Le choix variétal
© V. Bargain
Choisir une variété tolérante à la tavelure évite huit passages de fongicides et réduit ainsi les émissions de GES de 3,3 %. 8 % des arboriculteurs utilisent des variétés tolérantes à la
tavelure, un levier facile à utiliser avec la question de l’
aptitude à la conservation des pommes. L’utilisation d’un système de
pulvérisation fixe sur frondaison réduit également les émissions du verger de 8 %, avec et encore des interrogations sur son efficacité contre toutes les maladies.