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Pomme de terre : à quoi s’attendre pour la campagne 2024-2025 dans le Nord-Ouest européen ?

« Les années exceptionnelles se suivent mais ne se ressemblent pas », avertit le NEPG, qui représente les producteurs de pomme de terre de France, Allemagne, Belgique et Pays-Bas. Les conditions de plantation et estivales ont été éprouvantes, avec une forte pression de mildiou.

Au 13 septembre, le NEPG estimait la production européenne de pomme de terre de conservation pour 2024-2025 à plus de 22,7 millions de tonnes, supérieure à la moyenne quinquennale.
© Archives FLD

Alors que les superficies dans le nord-ouest européen (560 000 hectares) sont en hausse de +7 % (+37 000 hectares), la production globale de pommes de terre de conservation sera supérieure à la moyenne quinquennale, a prévenu le NEPG* par voie de communiqué de presse de l’UNPT* qui en assure actuellement la présidence.

Au 13 septembre (donc avant la prise en compte des intempéries en Europe centrale), la production de pomme de terre de conservation du Nord-Ouest européen est annoncée à plus de 22,7 millions de tonnes.

Lire aussi : Pomme de terre : la production française poursuit son développement

Les rendements moyens par hectare seront probablement similaires à ceux de l’année dernière.

En outre, la qualité générale est annoncée bonne, avec un poids sous l'eau généralement élevé, mais régulièrement avec des longueurs insuffisantes...

*NEPG (North-Western European Potato Growers) : producteurs de pommes de terre du Nord-Ouest européen, qui réuni la France, l’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas ; 

UNPT : Union nationale des producteurs de pommes de terre en France.

 

Une des plus fortes pressions de mildiou « jamais observées »

Comme le rappelle le NEPG, « la saison de croissance a été difficile, stressante, pleines de risques et coûteuse pour les producteurs de pommes de terre du NEPG ». Parmi les difficultés, notons un manque de plants (donc une hausse des prix) et des précipitations abondantes et constantes pendant la saison de plantation et dans l’été.

Celles-ci ont entraîné un étalement des plantations sur plus de 10 semaines (en Belgique, dans le sud des Pays-Bas et dans une moindre mesure en France et en Allemagne) dans des conditions « médiocres »

Autre conséquence : une « des plus fortes » pressions de mildiou« jamais observées ». Le NEPG souligne que « des souches de mildiou nouvelles ou en évolution et la nécessité de combiner différentes matières actives à chaque traitement ont entraîné des coûts de pulvérisation plus élevés et, dans la plupart des cas, davantage de pulvérisations, sauf pour les champs plantés tardivement ».

Une attention particulière à la récolte et au stockage au cours des prochaines semaines sera donc primordiale.

 

Demande industrielle : préserver plutôt les ressources naturelles

Le NEPG met en garde : bien que l’industrie de la pomme de terre se porte bien -comme en témoigne les hausses de capacité de transformation en Europe du Nord-Ouest, mais aussi en Amérique du Nord, en Asie et en Amérique du Sud-, les producteurs doivent accompagner cette demande en croissance et non la précéder. D’autant plus que produire devient de plus en plus coûteux et risqué, avec une pression sur les ressources naturelles.

« Les producteurs devraient sérieusement envisager de produire ce qu'ils peuvent de manière raisonnable, et pas seulement ce que les transformateurs veulent qu'ils produisent ».

« Avec l'accélération du changement climatique, la culture des pommes de terre devient non seulement plus risquée et plus coûteuse, mais elle exerce également une pression croissante sur les ressources naturelles dont elle dépend : le sol, l'eau et la biodiversité dans l’environnement », met en garde le NEPG.

A relire : le témoignage de Joanny Dussurgey  nouveau président du CNIPT : « L’enjeu de la pomme de terre à très court terme c’est la météo mais à moyen terme c’est de nous mobiliser collectivement pour s’adapter aux futures attentes »

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