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Salon de l’agriculture de Bordeaux : visite des blondes d'Aquitaine du lycée agricole de Dax

À Oeyreluy, Sylvain Chanéac, le responsable de l'exploitation du lycée agricole présente l'élevage de blondes d'Aquitaine dans un système qui recherche l'autonomie alimentaire à travers la valorisation des prairies dont les parcelles sont attenantes aux bâtiments.

La ferme pédagogique du lycée agricole d'Oeyreluy accueille 5 mères bazadaises et 50 blondes d'Aquitaine, élevées à l'herbe dans un système extensif. L'exploitation se spécialise dans l'élevage et l'engraissement de ces races sur 78 hectares certifiés HVE, déroule Sylvain Chanéac, le responsable de l'exploitation . 45 hectares sont dédiés au pâturage avec la technique du pâturage tournant dynamique pour optimiser l'utilisation de l'herbe. Une partie significative des revenus provient de la vente directe.

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Spécificité de la ferme : elle est avant tout pédagogique

La dimension pédagogique de la ferme est essentielle, accueillant des stagiaires tout au long de l'année. Elle se doit d'être exemplaire et sécurisée, offrant des animaux calmes et adaptés à la manipulation par les étudiants. Un des leveirs a été la mise en place de jouets, placés dans les boxes, après une formation en éthologie sur le comportement des bovins dispensée par Pauline Garcia.

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La vente directe et le label Rouge pour valoriser la production

En termes de commercialisation, la ferme utilise divers circuits : renouvellement interne des femelles, engraissement de vaches pour la vente directe et le label Rouge bœuf de Chalosse, vente de broutards et reproducteurs. Depuis 2019, la ferme est passée d'un système intensif utilisant des résidus de maïs semence à un système extensif valorisant l'herbe et les céréales locales, augmentant ainsi l'autonomie alimentaire et la rentabilité, de 500€ à 1 200€ de marge brute annuelle par vache.

La blonde d'Aquitaine s'adapte bien au système herbe

Les rations alimentaires sont adaptées aux saisons, avec les animaux pâturant 8 à 10 mois de l'année. En hiver, ils reçoivent de l’ensilage de sorgho et de méteil, et en été de l’enrubanné, complétés par un aliment fermier maison. Les animaux à l'engraissement reçoivent des rations spécifiques en trois phases, augmentant en énergie pour optimiser la croissance.

La blonde d'Aquitaine, souvent perçue comme une race dépendante du maïs, s'adapte bien à l'herbe grâce à sa variabilité génétique. Cette race, issue de la fusion de trois races locales du Sud-Ouest, est prisée pour sa facilité d'élevage et la qualité gustative de sa viande. Sylvain Chanéac privilégie la sélection sur les critères de facilité de naissance, l'aptitude au vêlage et la production laitière, favorisant des animaux de plus petit gabarit pour une meilleure adaptation à l'herbe.

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Les critères de sélection incluent des caractéristiques physiques précises pour faciliter le vêlage et la croissance des veaux. La ferme vend aussi des reproducteurs et participe à des concours, démontrant la qualité génétique de son troupeau. Une vache a même été vendue aux enchères au Salon de l'Agriculture à Paris, marquant une étape importante pour l'établissement.

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