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« Nous avons ouvert les portes de notre abattoir »

À Bègles, le petit abattoir tout neuf et atypique a ouvert ses portes dans le cadre de la 8e édition des rencontres Made in viande.

Serge Chiappa est éleveur à Gironde-sur-Dropt et président du groupement des éleveurs girondins.
Serge Chiappa est éleveur à Gironde-sur-Dropt et président du groupement des éleveurs girondins.
© Groupement des éleveurs girondins

« À l’abattoir Bordeaux métropole de Bègles, en Gironde, montrer comment nous travaillons est une évidence. Nous adressons un message d’ouverture à tous nos partenaires. L’abattoir qui fonctionne depuis avril 2021 a même été conçu pour que l’on puisse tout montrer. Dans la salle de réunion, une baie vitrée donne sur la chaîne.

Dans le cadre de la 8e édition des rencontres Made in viande, nous avons reçu un lundi - jour où il n’y a pas d’abattage - des élèves en CAP boucherie, des élus et des clients professionnels. Le grand public n’a pas répondu à l’invitation cette fois-ci, mais certains clients de notre boucherie qui est attenante à l’abattoir manifestent régulièrement leur curiosité et se déclarent partants pour visiter le site. En comparaison à il y a cinq ans, avant les sorties de vidéos chocs par des militants animalistes, nous constatons une grande évolution : les gens ont maintenant envie de voir comment cela se passe dans les abattoirs.

Une cadence de quatre à cinq bovins à l’heure

Les éleveurs se situent dans un rayon de 100 kilomètres autour de Bègles. La bouverie a été aménagée en tenant compte de leurs attentes pour faciliter le débarquement. Les logettes sont plus larges que la norme, équipées d’abreuvoirs et de mangeoires. Des bruits de nature (vent sur des arbres, chants d’oiseaux), identiques à ceux dans lesquels les bovins baignent quand ils sont en élevage, sont diffusés en continu dans la bouverie. Nous avons observé, qu’avec ce fond sonore, les bovins ne font pas attention à nous. Alors que sans, leur état de vigilance est accru.

L’abattoir de Bègles est un petit outil comptant 650 tonnes traitées en 2022 (ovins et bovins). L’équilibre sera atteint à 850 tonnes, notre objectif étant fixé à 1 000 tonnes par an. La cadence d’abattage est vraiment très faible : elle est de quatre à cinq bovins à l’heure. C’est ce qui fait notre force, au service de la protection animale et qui prémunit les salariés du stress. Trois personnes responsables protection animale (RPA) ont pour rôle d’assurer un roulement et de faire participer tout le monde aux discussions. La chaîne des bovins fonctionne avec sept opérateurs très polyvalents sur trois jours. Le reste de la semaine, nos salariés font de la mise en quartier, des livraisons et de la maintenance. Le travail est ainsi plus valorisant, et facilite la transmission des plus anciens aux plus jeunes."

Depuis dix ans, le groupement des éleveurs girondins rassemble environ 120 éleveurs bovins et ovins de Gironde et des départements limitrophes. La coopérative possède cinq boucheries et commercialise aussi auprès de bouchers indépendants. Elle a remporté cette année un marché public pour des collèges et lycées - c’est une première pour une organisation de producteurs.

 

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