Une pailleuse oui, mais automatique !
Loïc Biensan et Fanny Vandermersch, du Gaec des Lacs de Sainte-Énimie, ont choisi d’installer une pailleuse automatique dans leur bergerie.
C’est une première en Lozère. Fin novembre, après 15 jours de préparation au Gaec des Lacs de Sainte-Énimie, l’entreprise Tardif-Vassal est venue installer une pailleuse automatique. « Le système est assez simple, explique Hervé Tanguy, gérant de la société. On met la paille dans le caisson et elle va alors jusqu’au broyeur, il peut alors broyer et défibrer la paille. » Défibrer, c’est-à-dire enlever les nœuds de la paille, augmente le pouvoir absorbant de cette dernière. Ressors alors de la machine, une paille fine, quasiment neigeuse. « C’est ce que l’on recherche, continue l’entrepreneur. Une paille fine a un pouvoir absorbant beaucoup plus important. La litière est donc plus sèche, l’ammoniac y est moins présent et pour les ovins, cela permet aussi de diminuer le risque de piétin. » Des atouts dus au broyage de la paille mais qui ne représentent qu’une partie du système. En effet, une fois la paille broyée, elle passe dans une unité de dépoussiérage avant d’être distribuée aux animaux. Une étape importante qui permet de filtrer la matière pour enlever les résidus et notamment la terre. « Balayer, charger le grain… Il y a déjà pas mal de tâches dans un élevage qui sont poussiéreuses alors si le paillage peut ne pas l’être, c’est toujours bon à prendre », confie Benoit Philippe, salarié sur l’exploitation.
Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1438, du 14 décembre 2017, en page 11.