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Sanitaire collectif ovins
Section ovine de GDS Creuse : une relance sanitaire nécessaire pour une action collective efficace

La maitrise sanitaire constitue un facteur de rentabilité à développer.

Ce 5 juillet 2010, la section ovine de GDS Creuse s’est réunie avec pour objectifs la poursuite et le développement des actions sanitaires proposées. L’état des lieux montre la nécessité d’améliorer la sensibilisation pour que l’utilisation des outils progresse et qu’ainsi l’efficacité soit augmentée.

 

La maitrise sanitaire en élevage ovin, facteur de rentabilité ; une mobilisation collective pour une meilleure réponse aux besoins

Dans le cadre des orientations techniques de la « reconquête ovine », courant 2009, un groupe de travail national s’est constitué sur les dossiers sanitaires. La constitution d’un réseau de compétences animé par GDS France, ouvert à tous les acteurs de l’action sanitaire (GDS, fédérations ovines, organisations de producteurs, vétérinaires, organisations de sélection, etc.), permet par différents moyens (organisation de journées techniques, élaboration de recommandations, d’outils, etc.) d’alimenter la dynamique sanitaire ovine de l’ensemble des régions ou inter-régions. Ce réseau de compétences s’est mobilisé dans un premier temps sur l’élaboration et la diffusion de la formation « L’éleveur ovin infirmier de son troupeau ». Ce module va être disponible fin 2010. Au niveau départemental, cette synergie d’action existe au sein de la commission ovine de GDS Creuse. Au cours de sa réunion, le 5 juillet, au delà des actions déjà proposées et qui vont être amplifiées (voir ci-dessous), elle a également décidé d’étudier les axes d’une meilleure communication pour une meilleure connaissance au travers d’un groupe technique regroupant les organisations de producteurs, les vétérinaires et GDS Creuse.

 

Vers un renforcement de la diffusion de béliers résistant à la tremblante…

Le bilan et les perspectives du Programme national d’amélioration génétique pour la résistance à la tremblante indiquent que, pour 2010, l’objectif prioritaire est de renforcer le potentiel de diffusion de béliers ARR/ARR. Cela passe principalement, par la saturation au maximum de la voie mâle et par le complément de la fraction de femelles connues RR. Pour les années à venir, les perspectives sont de diffuser la résistance dans le cheptel français, de réaliser des génotypages dans chaque race en fonction des résultats des campagnes précédentes et en fonction des orientations sanitaires et dans tous les cas de diffuser et d’optimiser les outils existants et la coordination. Pour GDS Creuse, cela se traduit par le maintien du programme départemental mis en place depuis avril 2004, qui intervient en complément du programme national avec une aide de 50 % des frais de prélèvements et d’analyses, via des fonds du conseil général, pour les éleveurs volontaires. Cette aide concerne également le dépistage à l’introduction lors de l’utilisation du Billet de garantie conventionnelle (BGC).

 

… et une surveillance accrue des introductions

Les introductions d’animaux constituent une phase à haut risque sanitaire. La plupart des maladies « s’achète » et plus particulièrement les maladies abortives. Si des précautions rigoureuses ne sont pas prises au bon moment, une seule introduction (prêt, échange, pension, achat, etc.) peut conduire à une catastrophe sanitaire et, par conséquent, économique. C’est pourquoi, GDS Creuse propose le BGC. C’est un document par lequel le vendeur et l’acheteur s’entendent sur l’annulation possible de la vente en cas de résultats positifs vis à vis de maladies non-concernées par la rédhibition. De plus, son utilisation permet de bénéficier d’une prise en charge à hauteur de 50 % des frais d’analyses, via des fonds du conseil général. Malheureusement, nous ne pouvons que déplorer sa très faible utilisation, avec parfois des conséquences catastrophiques (voir encadré).

 

Les plans « maladies émergentes de GDS Creuse », les avortements en 1ère ligne

Pour toute pathologie collective particulière ou particulièrement importante dans un élevage, un suivi analytique en relation avec le vétérinaire en charge du suivi de son troupeau peut être réalisé. Une prise en charge de 50 % des frais d’analyses et de visite vétérinaire de mise en place du plan de lutte et de prévention est effectuée. Les avortements constituent la 1ère pathologie concernée. Rappelons que, dans le cadre de la police sanitaire, tout avortement doit faire l’objet d’une déclaration à son vétérinaire sanitaire pour recherche de brucellose, l’ensemble des frais de visite, de prélèvements et d’analyses est pris en charge par l’Etat. En complément, des recherches par rapport à d’autres maladies abortives et suivant le « kit d’analyses » (chlamydiose, fièvre Q, salmonellose, toxoplasmose) sont prescrites. Mortinatalité, maladies néonatales, parasitisme, etc., représentent les autres problématiques pouvant être prises en charge.

 

Un accompagnement spécifique pour les nouveaux installés ovins

GDS Creuse rencontre individuellement, dans son élevage, chaque nouvel installé afin de présenter, d’une part, les bases du sanitaire collectif avec l’importance de la gestion individuelle de leur exploitation et, d’autre part, les aides apportées dans le cadre de l’adhésion à GDS Creuse. Concernant l’évolution des aides apportées, l’objectif aujourd’hui est d’aider à la maîtrise du parasitisme interne en élevage ovin à partir d’une meilleure connaissance du niveau d’infestation des animaux et des parcelles pendant la période de pâturage. Pour cela, deux possibilités vont être proposées :

 

1. Suivi approfondi d’aide à la maîtrise du parasitisme interne : l’éleveur souhaite s’engager dans un programme d’aide à la maîtrise du parasitisme dans son élevage. Le jour de la visite, l’éleveur signe un engagement pour s’inscrire dans le programme.

 

2. Protocole allégé : l’éleveur ne souhaite pas s’engager dans un suivi approfondi. Un chéquier d’une valeur de 90 euros lui est laissé pour réaliser des analyses d’herbe et/ou de fèces suivant un protocole détaillé fourni le jour de la visite sur la base de 10 euros par coproscopie et 30 euros par analyse d’herbe.

 

Une poursuite de la mobilisation de tous pour un intérêt individuel et collectif

Le maintien d’une situation sanitaire départementale intra et inter cheptels favorable demande un fort engagement individuel en matière de maitrise des risques sanitaires pour un retour collectif conséquent bénéfique pour tous. La « reconquête ovine », avec la mobilisation des acteurs qu’elle entraine, constitue une opportunité fortement favorable. L’ensemble des acteurs du sanitaire ovin creusois, déjà mobilisés collectivement au sein de la section ovine de GDS Creuse, vont l’utiliser pour améliorer les apports sanitaires à l’ensemble des éleveurs ovins creusois.

Mieux vaut prévenir que guérir

 

La « reconquête ovine » entraine la mise en place de nouveaux élevages ou l’agrandissement d’élevages existants avec l’introduction d’animaux d’horizons différents et tous les risques sanitaires qui sont liés.

 

Le plan « avortements » de GDS Creuse pour un diagnostic de la problématique

Un exemple illustre parfaitement cette situation dans un élevage où les introductions ont été nombreuses et non-contrôlées (25 brebis introduites en juin 2008, 20 en août 2008, 10 en janvier 2009, 15 en janvier 2010). Les problèmes ont commencé à survenir au moment de la mise bas en novembre 2009 avec, seulement 9 agneaux vivants sur un lot de 33 brebis. Ces problèmes se sont accentués à partir de la mise bas de janvier 2010 avec 30 avortements, 43 agneaux et 8 brebis morts sur un lot de 177 brebis. Ces chiffres sont ceux relevés au cours de la visite réalisée début mai 2010 dans cet élevage dans le cadre du plan « maladies émergentes » de GDS Creuse. Le plan analytique mis en place a montré une forte atteinte du troupeau par de la chlamydiose. Des mesures sanitaires et un plan vaccinal ont été instaurés. Le bilan sanitaire et économique pour cet élevage s’avère donc catastrophique.

 

Des introductions non-contrôlées, sources de la contamination

L’enquête épidémiologique effectuée par GDS Creuse, en collaboration avec le vétérinaire en charge du suivi de cet élevage, a permis de mettre en évidence comme origine de cette contamination les introductions non-contrôlées. Un respect de cette mesure sanitaire de base aurait pu éviter ce développement très préjudiciable.

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