Filière bovine française
Redressement des exportations en vif
Selon les dernières informations livrées par le Conseil spécialisé de FranceAgriMer pour les filières « viandes rouges », les exportations de bovins vivants, vers l’Italie notamment, se sont redressées en 2009 avec la vaccination systématique des bêtes contre la FCO.
Les exportations françaises en vif de bovins se sont redressées en 2009, quel que soit le débouché, engraissement ou boucherie. L’Italie, principale cliente en broutards, a en effet pratiquement retrouvé son niveau d’approvisionnement de 2007, après une saison 2008 très difficile pour les producteurs français en raison de la fièvre catarrhale ovine (FCO). La vaccination obligatoire contre la FCO a ensuite permis de lever les restrictions au déplacement des animaux. Au niveau européen, le commerce intra-communautaire des gros bovins destinés à la boucherie s’est redressé aussi de près de 40 % par rapport à 2008.
Côté viandes, le solde de la balance commerciale française, déjà déficitaire, s’est encore dégradé avec les viandes congelées et transformées. La France doit faire face à la concurrence des pays d’Amérique du Sud, toujours plus compétitifs. De même au sein de l’Union européenne, le commerce de viande a décliné de près de 2 % en 2009, en raison de la réduction des abattages. La plupart des États-membres ont été obligés d’importer en provenance de pays tiers comme l’Argentine et l’Uruguay qui ont conforté leur statut de fournisseurs majeurs.
Consommation stable
Globalement, la consommation française de viande bovine s’est maintenue en 2009, avec une légère érosion de la consommation par personne (21,3 kg contre 21,4 kg en 2008, et 21,7 kg en 2007). La production globale de gros bovins finis est restée à peu près stable en France, partagée entre une hausse de la production de femelles (+4,6 %) et une baisse de la production de mâles (-5,9 %). Les abattages de vaches ont ainsi augmenté de près de 5 %.