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Les éleveurs creusois sur la première marche du podium

© AM

L'édition 2020 du Salon International de l'Agriculture a fermé ses portes plus vite que prévu, samedi 29 février, à 19 heures au lieu du dimanche comme le veut la coutume.
Une décision du Gouvernement et des autorités de santé qui souhaitent abréger cette manifestation en raison de l'épidémie de coronavirus.
Pour Jean-Luc Poulain « cette décision de fermeture nous touche tout autant que vous, mais si ce Salon est exceptionnel, il ne fait pas exception » indiquait le président du CENECA, l'organisation propriétaire du Salon International de l'Agriculture.
Cette 57e édition a aussi été marquée par une baisse significative du nombre de visiteurs en affichant 482 221 entrées contre 633 213 l'année dernière. Malgré cette fermeture anticipée, 8 jours contre 9 les années précédentes, « ce Salon s'achève sur un fort sentiment de fierté des éleveurs, des producteurs et des élus qui au fil de cette semaine ont continué à tisser avec les visiteurs, des liens indéfectibles avec le monde urbain dans un climat serein et positif de l'agriculture française ».
Mais ce Salon est aussi la tribune et le défilé des hommes et des femmes politiques qui se suivent pour aller à la rencontre des agriculteurs et des responsables professionnels. La couverture médiatique de ce carrefour incontournable de l'agriculture n'a pas d'égal pour exprimer les difficultés du monde agricole, mais aussi une tribune exception pour porter les nombreux messages de la profession agricoles. Pour la FNSEA, « notre présence au Salon aura contribué à créer des occasions d'interactions ludiques et conviviales avec un public largement citadin » tout en ajoutant que « c'est par le dialogue que nous parviendrons à dissiper les idées reçues en montrant le monde agricole tel qu'il est et tel qu'il se transforme ».

Sur les rings du Salon
Du côté des éleveurs, la tendance était aussi à la satisfaction. Après les performances appréciées de tous, les élevages creusois du Gaec Lebourg et du Gaec Lagautrière avaient  de quoi être fiers de la prestation de leurs animaux. Pour l'élevage Lebourg, le taureau Nemo, né en septembre 2017 et d'un poids de 1 125kg, décroche la première place dans la catégorie des mâles de la première section de plus de 19 mois. « Je suis très touché de ce prix, face à des concurrents sérieux. C'était un vrai plaisir de présenter ce jeune taureau. Ses performances ont été appréciées par le jury et nous pensons qu'il aura encore un beau palmarès à son actif dans les années à venir. Mais le plus compliqué c'est d'arriver à ce niveau-là car les places sont chères. »
Même satisfaction du côté du Gaec Lagautrière qui présentait Noumba, une génisse pleine née en septembre 2018 et d'un poids de 918 kg, elle parvient à se hisser à la première place dans la quatrième section des femelles de moins de 32 mois, de quoi flatter légitimement ses propriétaires. « C'est un prix qui nous fait très plaisir » souligne Antoine Lagautrière, « Noumba est une bonne femelle qui encore de beaux jours devant elle. Sa tante a déjà décroché un 1er prix en 2014, son père un 1er prix en 2015 et elle maintenant, il y a de quoi être très satisfait de sa lignée génétique ».
Parmi les éleveurs ovins, participait entre autres, l'incontournable Gilles Roux de Lussat qui présentait trois béliers en race charmoise. Si cette année aucun concours n'était organisé, seule une présentation des animaux était assurée. De quoi réfréner les éleveurs charmois, qui par manque de cases n'avaient pas un nombre suffisant d'animaux pour organiser un concours. Ce qui n'empêchait pas pour autant de mettre l'accent sur la commercialisation comme le souligne Gilles Roux, « au Salon de l'Agriculture, nous faisons de nombreuses rencontres qui débouche parfois sur des contrats pour la vente de nos animaux ». C'est justement l'un des axes de réflexion que veut engager l'organisme de sélection ovin Géode, qui travaille sur l'exportation au gré des besoins du marché extérieur.
Dans la race berrichon du Cher, le Gaec de Busserette de Boussac-Bourg peut s'enorgueillir du nombre de prix obtenus en présentant 3 agnelles et 4 béliers. Une moisson de prix pour cet éleveur qui obtient un 1er prix en laine pour ses agnelles, un 1er prix en laine pour ses béliers et une première place du challenge agricole.
D'autres éleveurs présentaient également leurs animaux et notamment Clément Lerousseau avec une agnelle et le Gaec Mathivet-Simonet qui présentait 6 agneaux de trois mois.
Un palmarès très honorable pour les éleveurs creusois qui, n'en doutons pas, seront présents en 2021 pour la 58e édition du Salon International de l'Agriculture qui se tiendra du 27 février au 7 mars 2021.
AM

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