Les Cuma s´inventent de nouveaux métiers
Baisse des aides publiques, équipement des exploitations : les Coopératives d´utilisation de matériel agricole doivent anticiper la mutation qui les attend.
Les Cuma sont en vogue dans le Cantal : avec 241 coopératives actives sur l´ensemble du département en 2005, leur nombre ne cesse de progresser. Trois nouveaux groupements se sont constitués l´an passé, comme le révélait dans son bilan la fédération départementale, réunie en assemblée générale le vendredi 9 septembre à Murat. En revanche, le nombre d´adhérents est inférieur à celui de la moyenne nationale : 10 contre 18 par coopérative en moyenne. La mise en commun reste donc un élément fort dans le monde agricole cantalien, ce qui peut favoriser l´installation des jeunes, déjà confrontés à des investissements importants, comme le soulignait un adhérent. Cette part active dans le développement agricole et rural est pourtant peu reconnue, semble-t-il, tant en interne qu´en externe. Bien souvent, une Cuma est fragilisée par son manque de dynamisme et par le peu de considération de la part des adhérents potentiels comme, dans certains cas, de ses propres membres eux-mêmes.
Savoir s´adapter
"Nous voyons des gros utilisateurs de tel ou tel matériel s´équiper sur leur propre exploitation et ainsi fragiliser la structure", dénonçait Michel Bessat, directeur de la FD Cuma. Ces doublons induisent bien souvent une perte financière, frein à de nouveaux projets. Pourtant, dans un environnement agricole en pleine mutation, les Cuma devront faire preuve d´une forte capacité d´adaptation face aux lois du marché : organisation du travail, nécessaire professionnalisation des prestations, lien entre agriculture et territoire. "Une bonne Cuma doit être économiquement performante, capable aussi bien de souplesse que de rigueur, d´affirmer sa présence sur le territoire, sans oublier la solidarité et la convivialité indispensables entre ses adhérents", suggérait Philippe Albisson, président fédéral.
Des aides publiques en baisse
D´ores et déjà, les aides publiques s´amenuisent fortement, à l´exemple des fonds européens Feoga, dont l´enveloppe pour la période 2000-2006 est épuisée. Même si la Région a décidé d´un soutien à l´investissement à hauteur de 20 % et si l´aide à la mécanisation de montagne est rétablie (35 % plafonnés à 16 000 euros sur trois ans pour l´achat de certains matériels neufs), les Cuma devront s´habituer à l´autonomie financière. D´où la réflexion engagée, vendredi à Murat, sur la mise en oeuvre de nouvelles compétences dans le domaine du compostage ou du bois-énergie et, dans certains cas, de la prestation de services. "Il y a de la place pour tout le monde et en particulier les Cuma, à condition qu´elles soient prêtes", soulignait Louis-François Fontant, président de la Chambre d´agriculture. Encore faut-il trouver la bonne formule, que ce soit en terme d´organisation du travail ou de fiscalité pour ouvrir les prestations aux non-adhérents. "Les collectivités peuvent très bien devenir des utilisateurs, à condition que vous apportiez des projets", insistait, pour sa part, Bernard Delcros, vice-président du Conseil général.
Savoir s´adapter
"Nous voyons des gros utilisateurs de tel ou tel matériel s´équiper sur leur propre exploitation et ainsi fragiliser la structure", dénonçait Michel Bessat, directeur de la FD Cuma. Ces doublons induisent bien souvent une perte financière, frein à de nouveaux projets. Pourtant, dans un environnement agricole en pleine mutation, les Cuma devront faire preuve d´une forte capacité d´adaptation face aux lois du marché : organisation du travail, nécessaire professionnalisation des prestations, lien entre agriculture et territoire. "Une bonne Cuma doit être économiquement performante, capable aussi bien de souplesse que de rigueur, d´affirmer sa présence sur le territoire, sans oublier la solidarité et la convivialité indispensables entre ses adhérents", suggérait Philippe Albisson, président fédéral.
Des aides publiques en baisse
D´ores et déjà, les aides publiques s´amenuisent fortement, à l´exemple des fonds européens Feoga, dont l´enveloppe pour la période 2000-2006 est épuisée. Même si la Région a décidé d´un soutien à l´investissement à hauteur de 20 % et si l´aide à la mécanisation de montagne est rétablie (35 % plafonnés à 16 000 euros sur trois ans pour l´achat de certains matériels neufs), les Cuma devront s´habituer à l´autonomie financière. D´où la réflexion engagée, vendredi à Murat, sur la mise en oeuvre de nouvelles compétences dans le domaine du compostage ou du bois-énergie et, dans certains cas, de la prestation de services. "Il y a de la place pour tout le monde et en particulier les Cuma, à condition qu´elles soient prêtes", soulignait Louis-François Fontant, président de la Chambre d´agriculture. Encore faut-il trouver la bonne formule, que ce soit en terme d´organisation du travail ou de fiscalité pour ouvrir les prestations aux non-adhérents. "Les collectivités peuvent très bien devenir des utilisateurs, à condition que vous apportiez des projets", insistait, pour sa part, Bernard Delcros, vice-président du Conseil général.