79e congrès de la FNSEA
La Corrèze défend ses priorités
La FDSEA de la Corrèze a participé au 79e congrès de la FNSEA, qui s’est tenu à Grenoble du 25 au 27 mars. Cet événement, marqué par un huis clos riche en échanges, a permis de dresser le bilan d'une année de mobilisation intense et de se tourner vers l’avenir avec la volonté de faire bouger les lignes dans le cadre du chantier de la Transformation.
La FDSEA de la Corrèze a participé au 79e congrès de la FNSEA, qui s’est tenu à Grenoble du 25 au 27 mars. Cet événement, marqué par un huis clos riche en échanges, a permis de dresser le bilan d'une année de mobilisation intense et de se tourner vers l’avenir avec la volonté de faire bouger les lignes dans le cadre du chantier de la Transformation.

Des avancées notables, mais des combats à poursuivre
Ce congrès a été l’occasion de faire le point sur une année marquée par des actions syndicales fortes et les élections aux chambres d’agriculture. Parmi les avancées majeures, l’adoption d’une résolution visant à intégrer davantage de femmes à tous les échelons du réseau syndical constitue un premier pas significatif. Cette motion, déjà portée par la FDSEA de la Corrèze lors de son assemblée générale du 21 mars dernier, témoigne d’une volonté affirmée de renouvellement et de diversité. Les interventions ont également mis en évidence les nombreux combats qu’il reste à mener. Si certaines annonces de la ministre Annie Genevard vont dans le bon sens, notamment la reconnaissance des pertes indirectes liées à la FCO, l’absence de calendrier pour l’examen de la proposition de loi sur les entraves à l’agriculture et le manque d’engagement pour en accélérer l’adoption suscitent encore des inquiétudes.
La Corrèze fait entendre sa voix
Lors des interventions libres du réseau pendant le huis clos, Daniel Couderc, Vice-président de la FDSEA de la Corrèze, a pris la parole pour défendre les problématiques corréziennes devant l’assemblée. Son intervention a permis de rappeler les réalités du terrain et de porter haut les intérêts des agriculteurs du département face aux enjeux nationaux.
Le premier sujet abordé a concerné l’ICHN animale. Daniel Couderc a plaidé pour une revalorisation de cette aide, indispensable pour maintenir l’activité dans les zones de montagne, notamment en raison de l’inflation et de la hausse des coûts des matériaux, des intrants et des équipements spécialisés. Il a également exprimé son opposition à la création d’une ICHN végétale pour les zones intermédiaires, rappelant que la montagne n’est pas responsable de la déprise de l’élevage dans ces territoires.
Par ailleurs, il a souligné que lors de la dernière réforme de la PAC, la Corrèze a déjà largement contribué, en perdant une grande partie de ses PMTVA au profit des aides aux protéines végétales.
La question de la prédation et du loup a ensuite été évoquée. Daniel Couderc a réitéré la demande de classement de la Corrèze en Zone Difficilement Protégeable, rappelant que l’entretien des chiens de protection est particulièrement complexe vis-à-vis du voisinage et que la mise en place des filets demande une main-d’œuvre considérable. Le Vice-président a également mis en garde contre le risque de fixer durablement le loup sur le territoire si la Corrèze venait à être classée en cercle 1.
Enfin, il a interpellé Arnaud Rousseau : « L’Espagne se remet à chasser le loup, pourquoi pas nous ? »
Pour conclure, Daniel Couderc a abordé la réforme de la PAC, en insistant sur l’importance d’une harmonisation nationale des règles liées à l’installation et à l’investissement. Selon lui, il est nécessaire de garantir une équité entre les régions afin d’éviter des distorsions de concurrence. Il a dénoncé les décisions parfois idéologiques de certains conseillers régionaux, qui, en s’éloignant des réalités économiques et agricoles, risquent de fragiliser l’activité sur le terrain.
Une transformation en marche
Le congrès a également été l’occasion d’aborder la transformation interne du syndicat, avec l’ambition affirmée de renforcer la proximité et de mobiliser les référents syndicaux à tous les niveaux. La volonté est claire : consolider le réseau pour continuer à faire bouger les lignes, en s’appuyant sur la force de proximité qui fait la singularité du réseau FNSEA. Ce besoin de renouvellement et de renforcement du réseau avait déjà été souligné lors de l’assemblée générale de la FDSEA de la Corrèze, preuve que cette préoccupation est largement partagée au sein du syndicat.
La FDSEA de la Corrèze reste mobilisée Au sortir de ce congrès, la FDSEA de la Corrèze réaffirme sa détermination à défendre les intérêts des agriculteurs. Plus que jamais, elle s’inscrit dans la dynamique collective pour faire bouger les lignes et construire l’agriculture de demain.