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La Bogue du Cantal pour la première fois dans le grand bain

La première campagne de la toute jeune SAS La Bogue du Cantal va démarrer. Une aventure qui profitera de l'expérience de la SAS châtaignes du Veinazès d'Henri Monier.

Une partie des associés réunis à Lacapelle-del-Fraisse, qui accueille les machines nécessaires à la valorisation et la transformation de la châtaigne.
Une partie des associés réunis à Lacapelle-del-Fraisse, qui accueille les machines nécessaires à la valorisation et la transformation de la châtaigne.
© M. V.

SAS La Bogue du Cantal acte 1. 2022 marque le début de l'aventure de cette société qui regroupe 19 associés, tous issus de la Châtaigneraie, animés par la même idée : valoriser le produit emblématique du territoire, la châtaigne. Mais ces producteurs, ou futurs producteurs, ne partent pas d'une feuille vierge : Henri Monier avait déjà lancé sa SAS, Les châtaignes du Veinazès. Une partie de son fonds de commerce (collecte, transformation et commercialisation) a été cédé, les deux entités coexistent et le père du Birlou est devenu trésorier de La Bogue. "Le projet a été initié il y a environ deux ans. Nous avons regardé ce qu'il y avait de bien de et de mal dans le fonctionnement de l'atelier. Et grâce aux compétences diverses de chacun, nous allons pouvoir développer la filière et les marchés. Se rapprocher était la meilleure idée pour l'avenir de la filière." Un projet qui arrive à point nommé, dans l'élan initié par le Plan châtaigneraies de la communauté de communes(1), en partie financé par la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

De la production à la transformationBenoît Théron est éleveur en Gaec à Roannes-Saint-Mary, et désormais président de la SAS La bogue du Cantal, épaulé par Olivier Lacombe, vice-président. Planter 5 hectares de châtaigniers faisait partie de son projet d'installation. "On plante, mais après ? On fait comment pour transformer et vendre la production ?, se questionne le jeune homme. Avec cette nouvelle structure, nous avons toutes les clés en main pour valoriser nos produits à prix choisis." Des prix qui seront forcément un peu plus élevés cette année, en raison notamment de la hausse du coût de l'énergie. Les transformateurs sont toutefois aussi nombreux que les années précédentes à les suivre dans cette nouvelle campagne. "C'est un partenariat gagnant-gagnant, se félicitent Benoît Théron et Henri Monier. On amène une plus-value à la filière et un avenir également." Un avenir qui s'écrit donc sur le territoire castanhaïre avec une campagne qui démarre le 19 septembre. "L'activité se concentre sur deux mois de travail et, entre la commercialisation et les livraisons, tout devrait être vendu d'ici fin janvier", espère Benoît Théron, déjà prêt à écrire l'acte 2 de La Bogue.     (1) Cent hectares de châtaigniers plantés ou rénovés en trois ans, soit l'équivalent de 7 000 arbres.

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