Deux laboratoires interprofessionnels mettent des moyens en commun
Le Lial d´Aurillac et le Cilal de Theix (Puy-de-Dôme) envisagent de créer une structure commerciale commune pour organiser la diversification de leurs activités.
Depuis plusieurs années, les responsables du Lial Massif central (Laboratoire interprofessionnel d´analyses laitières) évoquent l´hypothèse d´un rapprochement avec un laboratoire voisin. L´idée est en train de se concrétiser : le Lial travaille en effet avec le Cilal (Centre interprofessionnel laitier Auvergne-Limousin) à la création d´une structure commerciale commune centrée sur les activités de diversification des deux laboratoires. Le projet, sur lequel les deux conseils d´administration planchent depuis un an, a été présenté le 14 juin à Maurs devant l´assemblée générale du Lial. Le premier objectif de cette évolution est de "consolider et fortifier l´activité paiement du lait, inévitablement affectée par l´impact de la restructuration laitière qui se traduit par une réduction de 4 à 6 % par an du nombre de producteurs, et peut-être davantage une fois que les mesures de découplage seront mises en oeuvre", a expliqué Serge Moly, président du Lial.
Faire face à la restructuration laitière
En effet, depuis plusieurs années, le Lial connaît une importante baisse d´activité sur son métier de base que sont les analyses pour le paiement du lait à la qualité : il faut dire que, sur sa zone, le nombre de producteurs de lait a chuté de 17 400 en 1981 à 8 300 environ aujourd´hui. Le laboratoire compense cette baisse en développant des activités de diversification (analyses microbiologiques ou chimiques alimentaires, analyses de fourrages) qui représentent maintenant près de 50 % de son chiffre d´affaires. Autres objectifs : éviter des concurrences fratricides entre laboratoires interprofessionnels sur l´activité "hygiène alimentaire", et "répondre aux attentes du marché en apportant une offre d´analyses variées couvrant a minima les domaines agroalimentaires et adossée à une politique de prix, de qualité, de service, pertinente et compétitive face à la concurrence de laboratoires extérieurs", précisait M. Moly. Il s´agit enfin de se donner les moyens de s´adapter au développement des accords de collecte inter-laiteries qui dépassent les périmètres d´activités de chacun des laboratoires.
Une SAS interprofessionnelle
La nouvelle structure pourrait prendre la forme d´une SAS (Société par actions simplifiée) conservant un caractère interprofessionnel (avec présidence tournante entre les trois familles professionnelles). Centrée sur l´activité commerciale liée à la diversification d´activité, elle permettra aux deux structures de mettre en commun un certain nombre de moyens. La nouvelle société, dont le siège social devrait être situé à Theix et le siège administratif à Aurillac, pourrait employer dans un premier temps autour de six personnes (commerciaux et informaticiens). D´autres partenaires pourraient la rejoindre ensuite, espère Serge Moly, comme le laboratoire Alize de Rhône-Alpes, déjà associé à la réflexion et avec qui des mises en commun de moyens informatiques ou matériels sont d´ores et déjà envisagées. L´objectif des deux fondateurs est de constituer cette SAS au 1er janvier 2006. "Il faut que nous trouvions de nouveaux marchés", confirmait Jean-Yves Perron, président du Cilal, selon qui ce projet est "un moyen de préparer l´avenir en s´appuyant sur nos atouts".
Faire face à la restructuration laitière
En effet, depuis plusieurs années, le Lial connaît une importante baisse d´activité sur son métier de base que sont les analyses pour le paiement du lait à la qualité : il faut dire que, sur sa zone, le nombre de producteurs de lait a chuté de 17 400 en 1981 à 8 300 environ aujourd´hui. Le laboratoire compense cette baisse en développant des activités de diversification (analyses microbiologiques ou chimiques alimentaires, analyses de fourrages) qui représentent maintenant près de 50 % de son chiffre d´affaires. Autres objectifs : éviter des concurrences fratricides entre laboratoires interprofessionnels sur l´activité "hygiène alimentaire", et "répondre aux attentes du marché en apportant une offre d´analyses variées couvrant a minima les domaines agroalimentaires et adossée à une politique de prix, de qualité, de service, pertinente et compétitive face à la concurrence de laboratoires extérieurs", précisait M. Moly. Il s´agit enfin de se donner les moyens de s´adapter au développement des accords de collecte inter-laiteries qui dépassent les périmètres d´activités de chacun des laboratoires.
Une SAS interprofessionnelle
La nouvelle structure pourrait prendre la forme d´une SAS (Société par actions simplifiée) conservant un caractère interprofessionnel (avec présidence tournante entre les trois familles professionnelles). Centrée sur l´activité commerciale liée à la diversification d´activité, elle permettra aux deux structures de mettre en commun un certain nombre de moyens. La nouvelle société, dont le siège social devrait être situé à Theix et le siège administratif à Aurillac, pourrait employer dans un premier temps autour de six personnes (commerciaux et informaticiens). D´autres partenaires pourraient la rejoindre ensuite, espère Serge Moly, comme le laboratoire Alize de Rhône-Alpes, déjà associé à la réflexion et avec qui des mises en commun de moyens informatiques ou matériels sont d´ores et déjà envisagées. L´objectif des deux fondateurs est de constituer cette SAS au 1er janvier 2006. "Il faut que nous trouvions de nouveaux marchés", confirmait Jean-Yves Perron, président du Cilal, selon qui ce projet est "un moyen de préparer l´avenir en s´appuyant sur nos atouts".