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DÉCOUVERTE
Comment les élevages laitiers deviennent terrain de jeu éducatif ?

Du 21 au 28 mai, des élèves - essentiellement issus des écoles du bassin d’Aurillac - se sont rendus sur des exploitations agricoles. L’opération “Fermes ouvertes” célèbrait cette année sa 24e édition.

jeunes enfants caressent un veau tenu par son éleveur
Parmi les moments forts, les caresses au petit veau qui tétait dans la main de ceux qui se prêtaient au jeu. 
© Renaud Saint-André

Loane serait bien restée un peu plus longtemps sur la ferme. Les garçons ne partiront pas sans mesurer leur taille à celle des roues de tracteurs. Robin n’avait jamais vu de veau d’aussi près.  Et à l’heure de la dégustation, Lucas aurait bien repris un peu de viande grillée à la plancha... 
Belle ambiance sur l’exploitation de Christophe Puech à Senilhes, qui recevait 24 élèves de CM2 de l’école d’Arpajon-sur-Cère. Une visite qui s’inscrit dans le cadre de l’opération Fermes ouvertes, programmée par la FDSEA du Cantal, du 21 au 28 mai.  Au total, ce sont 250 élèves de primaire, répartis dans une quinzaine de classes qu’auront accueilli onze élevages. 

Une vraie découverte 

En salle de traite ou près des animaux, les questions et remarques ont fusé de la part de ces jeunes qui ne sont pas forcément habitués au monde agricole : “Il n’y en a aucun dont les parents sont agriculteurs ; l’an dernier, c’était déjà le cas”, précise Sandrine Doinel, enseignante qui invite ses élèves à suivre cette journée pédagogique à la ferme pour la deuxième année consécutive(1).    

“J’aime expliquer mon métier”, (Christophe Puech, exploitant à Senilhes d'Arpajon-sur-Cère). 

Après avoir caressé un petit veau - non sans savoir à quoi correspond les boucles, la fiche d’identité ou la carte verte - les écoliers ont partagé un goûter peu ordinaire : viande, charcuterie, fromage, miel... “Et sur des bottes de paille !”, se réjouissaient les enfants. “Que des produits locaux, car c’est le thème retenu : manger mieux, manger local”, relevaient pour leur part Sabine Courchinoux, animatrice à la FDSEA, et Sabine Méral, responsable de cette opération. Divers cadeaux offerts par des organismes partenaires étaient distribués aux élèves participants (trousse, crayons, casquettes, etc.). De quoi faire de beaux comptes-rendus.   

Quant à Christophe Puech, il ne cache ni sa joie ni sa motivation à accueillir des classes entières. Il se souvient que déjà très jeune il aimait visiter des fermes. Alors c’est presque naturellement qu’il ouvre la sienne, maintenant qu’il est chef d’exploitation. Lui qui tient toujours propre son exploitation et ses abords, accueille tous ceux qui le souhaitent tout au long de l’année ; pas seulement des scolaires. Mais il tient tout de même à saluer l’initiative de la FDSEA de faire entrer des élèves dans des cours de ferme et de les sensibiliser aux circuits courts.  

(1) L’école d’Arpajon est fidèle à l’opération depuis dix ans. L’enseignante était  accompagnée d’Anne Daudé, AESH qui encadrait aussi des élèves de classe Ulis en inclusion.  

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