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La forme subclinique de l’iléite porcine souvent sous-estimée en élevage

L’iléite porcine également, appelée Entéropathie Proliférative Porcine, est une maladie de l’appareil digestif attaquant principalement l’iléon, causée par la bactérie Lawsonia intracellulaire.

L'iléite porcine induit un épaississement de la muqueuse idéale avec de nombreux replis, prenant la forme d’un cerveau. © MSD Santé Animale
L'iléite porcine induit un épaississement de la muqueuse idéale avec de nombreux replis, prenant la forme d’un cerveau.
© MSD Santé Animale

Elle provoque une multiplication anarchique des entérocytes qui restent à un stade immature. « Cela induit un épaississement de la muqueuse idéale avec de nombreux replis, prenant la forme d’un cerveau (voir photo) », explique Sylvie Chouet, directrice technique de MSD lors de la conférence de presse annonçant le lancement d’un vaccin inactivé pour lutter contre l’iléite porcine.

La prévalence de cette bactérie dans les élevages de porcs est très importante, comme l’a confirmé une étude publiée en 2019 par le laboratoire MSD dans six pays d’Europe et menée dans des élevages ayant des troubles digestifs. « En France, 90 % des élevages enquêtés durant une année avaient au moins un prélèvement positif à ce pathogène. »

Il existe trois formes cliniques, variant notamment en fonction de l’âge des animaux, du nombre de bactéries et des surinfections.

- La forme clinique, l’iléite hémorragique, atteint davantage les animaux en fin d’engraissement et les jeunes reproducteurs. Cette forme est très caractéristique avec des mortalités brutales, des porcs devenant blancs avec des fèces noires liées à la présence de sang.

- La forme chronique atteint plutôt les porcs en croissance et fait partie du syndrome de diarrhées grises, avec des bouses couleur ciment et des petites tâches, à différencier des diarrhées très liquides colibacillaires. Elles provoquent une altération des performances techniques (IC, GMQ, hétérogénéité, sensibilité aux infections digestives).

- « La dernière forme, subclinique, est comme son nom l’indique, difficile à détecter mais c’est pourtant celle qui est la plus répandue. » Elle atteint aussi les porcs en croissance avec une atteinte de l’IC et du GMQ. Son diagnostic est moins évident. Elle est suspectée dès qu’il y a une altération des performances zootechniques sans lien avec une pathologique respiratoire ou digestive clairement exprimée. Il a été démontré récemment que cette maladie induit une diminution de la sécrétion de mucus de la paroi intestinale, qui devient plus sensible aux infections bactériennes secondaires. Plusieurs études ont montré que l’iléite subclinique coûtait au moins 5 euros par porc.

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