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Salon de l’Agriculture 2025 – Panzani communique sur l’origine française de son blé dur

Alors que seulement 35 % des pâtes consommées en France sont fabriquées dans l’Hexagone, la communication de Panzani au Salon international de l’agriculture auprès du grand public s’est focalisée sur l’origine France. Le dispositif Origin’Info devrait être déployé sur les paquets de pâtes à partir de mai 2025.

animation Panzani sur le stand d'Intercéréales sur le salon de l'agriculture 2025 - Charles Néron Bancel explique que le blé dur utilisé est 100 % français
Au Salon de l'Agriculture, l'origine française du blé dur utilisé par Panzani a été mise en avant lors d'une animation sur le stand d'Intercéréales
© Adèle d'Humières

La marque française de pâtes et sauces Panzani a organisé plusieurs interventions sur le Salon international de l’agriculture. Une table ronde sur les aspects durables de la consommation de pâtes a ainsi été tenue le 25 février en collaboration avec les agriculteurs d’#agridemain. Le lendemain, plusieurs sessions d’animations à destination du grand public ont eu lieu sur le stand d’Intercéréales, avec la participation de Charles Néron Bancel, directeur achat des filières amont chez Panzani. Celles-ci ont insisté sur l’origine française du blé dur utilisé par Panzani et la fabrication française de leurs pâtes.

Lire aussi : « En 2024, la consommation de pâtes alimentaires a retrouvé le niveau observé pendant la Covid-19 »

Pour stimuler la consommation de pâtes produites en France, Panzani déploie le logo Origin’Info sur ses paquets

« Nous allons afficher le logo Origin’Info sur cinq références best-seller à partir de mai », a déclaré Albert Mathieu, PDG de Panzani, sur le Salon international de l’Agriculture. Pour la marque, qui se fournit en blé dur exclusivement français et achète « un tiers de la production française de blé dur, voire la moitié cette année », selon son PDG, l’affichage volontaire de ce logo est facile à mettre en place, puisque le blé dur (avec l’eau) est le seul ingrédient des pâtes sèches. Il devrait ainsi être très lisible pour les consommateurs. « Le consommateur doit être en mesure de comprendre d’où viennent les matières premières et faire son choix en conséquence », a ajouté Albert Mathieu.

Lire aussi : La filière blé dur demande le retour des aides couplées à la production dans le Sud-Est

La marque a fait le choix d’une communication grand public mettant l’accent sur la fabrication française

Sur le stand d’Intercéréales, une animation sous forme de quizz était organisée pour faire découvrir au public les engagements de la marque. Charles Néron Bancel, directeur achat des filières amont, s’est ainsi prêté au jeu des questions-réponses. Celles-ci portaient sur les ingrédients des pâtes, l’origine du blé dur utilisé, la charte blé responsable français de Panzani, et la part des pâtes consommées en France provenant de la production française. Que ce soit dans les intitulés des questions (« Combien de tonnes de blé dur français sont nécessaires à la fabrication des pâtes Panzani ? ») ou dans les réponses affichées, le chiffre de 100 % de blé dur français a été répété tout au long de l’intervention. 

« Panzani utilise du blé 100 % français et soutient ainsi l’avenir de la filière agricole française, et a un engagement fort pour continuer à innover et trouver de nouvelles solutions pour demain, et pour que les agriculteurs puissent vivre correctement de leur travail », a ainsi expliqué Charles Néron Bancel aux visiteurs. Ceux-ci ont été invités à regarder l’origine du blé sur les paquets de pâtes qu’ils achètent. 

La marque a aussi investi dans une campagne de communication via des spots TV et du digital, dont le principal message est la mise en avant de l’origine française du blé dur, et sera également présente sur le Tour de France 2025. Un nouveau partenariat avec les Journées nationales de l’agriculture a également été annoncé pour 2025.

Lire aussi : « Les prix du blé dur devraient rester stables jusqu’à la fin de la campagne », selon Patrick Jouannic de Soufflet by Invivo

L’origine française du blé dur incite à l’achat, mais reste un critère secondaire pour les consommateurs

Lors de la journée filière blé dur organisée par Arvalis en février dernier, Valérie Beauchêne, directrice marketing du groupe Panzani, a présenté les résultats d’une étude réalisée par l’Ifop sur les critères d’achat de pâtes en France. « Pour 82 % des consommateurs, l’origine française incite à l’achat », a-t-elle révélé. Mais le premier critère d’achat reste le prix. Selon une autre étude Ifop, l’origine des blés arrive ainsi en sixième position derrière le prix, la forme des pâtes, la marque, la contenance du paquet et le caractère naturel des ingrédients. 

L’engagement des pastiers français à n’utiliser que du blé dur français est aussi méconnu. « Seuls 9 % des consommateurs sont capables de citer l'origine du blé des pâtes qu’ils achètent », signale Valérie Beauchêne. « L’enjeu pour nous est de faire prendre conscience au consommateur que le blé des pâtes peut venir de loin, et son origine doit devenir un critère de choix », a-t-elle ajouté.

« Seuls 9 % des consommateurs sont capables de citer l'origine du blé des pâtes qu’ils achètent », selon Valérie Beauchêne, Panzani

L’enjeu selon les pastiers : la négociation avec la grande distribution

Pour Valérie Beauchêne, le premier interlocuteur de la marque reste les distributeurs. « La loi Egalim est censée aider dans ce sens, mais elle reste compliquée à appliquer dans les négociations commerciales », déplore-t-elle. Par ailleurs, les références de pâtes - dont le caractère français et équitable est mis en avant - ne sont pas forcément plébiscitées par les consommateurs : en témoigne la disparition des rayons des références pâtes de « C’est qui le patron ? ». 

Les marques de distributeur, dont les pâtes sont rarement fabriquées en France, ont également gagné en part de marché ces dernières années. « Les marques de distributeur représentent désormais 40 % des parts de marché, contre 30 % pour Panzani et 20 % pour Barilla », alerte-t-elle.

Lire aussi : Blé dur : la filière compte sur la recherche variétale pour enrayer la baisse des surfaces

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