La fraise européenne au contact
L’Espagne prévoit une baisse de superficies de fraise au bénéfice des autres fruits rouges alors que l’Italie et la France continuent de progresser.
L’Espagne prévoit une baisse de superficies de fraise au bénéfice des autres fruits rouges alors que l’Italie et la France continuent de progresser.


Le groupe de contact sur la fraise, regroupant la France, l’Espagne et l’Italie a tenu sa quinzième rencontre annuelle à Agen (47) en mars dernier. Celui-ci permet aux associations des producteurs de fraise – FresHuelva et Fepex pour l’Espagne, Asso Fruit pour l’Italie et l’AOPn Fraises de France pour la France ainsi que les attachés agricoles des ambassades de France et d’Espagne – de faire un point de campagne et d’aborder des sujets communs. « D’une manière globale, les bilans 2016 sont satisfaisants dans les trois pays. La dernière campagne était marquée par la précocité de la production et des résultats corrects », résume Caroline Granado, directrice de l’AOPn Fraises de France.
Une campagne française prévue autour de 22 000 t
Pour 2017, l’Espagne, premier producteur européen de fraise, estime sa production à 5 400 ha, soit une réduction des surfaces de 400 ha dans la région de Huelva. La répartition variétale s’est diversifiée avec Fortuna (34 %), Primoris (16 %), Rociera (10 %), Ravida (10 %) et 30 % d’autres variétés. Ce repli des surfaces se fait au bénéfice d’autres fruits rouges, framboise et myrtille. L’Italie prévoit un développement de sa production de 3 % avec un total de 3 640 ha. Les régions du sud Basilicate (892 ha), Campanie (856 ha) et Sicile (315 ha) représentent les bassins de production les plus importants avec Candonga et Sabrina comme variétés de référence. En France, l’AOPn envisage une progression de 3 % des volumes produits. La campagne 2017 devrait avoisiner les 22 000 tonnes de fraise. Selon les volumes prévisionnels, l’AOPn Fraises de France prévoit un profil variétal sur la campagne de printemps axé sur Gariguette (44 %), Clery (14 %), Charlotte (6 %), Ciflorete (6 %), Mara des Bois (3 %), Darselect (6 %) et 21 % autres rondes.
Reconnaissance mutuelle des produits phytosanitaires
Les discussions du groupe de contact ont également porté sur les difficultés d’obtention de reconnaissance mutuelle des produits phytosanitaires entre états membres. Initiée depuis 2014, cette possibilité réglementaire a permis à l’Espagne de disposer de deux nouveaux moyens de lutte, notamment Calypso, autorisé en France puis reconnu pour usage en Espagne. En revanche, aucune démarche n’a abouti en France.
La prochaine réunion de ce groupe de contact se déroulera en 2018 en Espagne. Le comité mixte européen, auquel participent la pomme, l’ail, la pêche, la tomate et la fraise, aura lieu en juin à Rome afin d’évoquer les sujets transversaux, notamment la réforme de l’OCM mais aussi les problématiques phytosanitaires.