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Asperges : du volume, mais des prix peu élevés

Asperges de France prévoit une bonne campagne en volumes, qui pourrait peut-être compenser des prix peu élevés.

© Claire Tillier

Avec un vrai hiver (du froid en janvier et début février) qui a permis une bonne dormance des aspergeraies et du soleil au printemps, la campagne d’asperges en cours (l’article a été écrit le 18 avril) s’annonce plutôt bonne en volumes. « Pour Asperges de France, les prévisions tablaient sur 4 820 t, nous serons au-delà », estime Céline Genty, animatrice de l'association Asperges de France. En 2016, 3 842 t avaient été récoltées. Une bonne nouvelle pour la production française puisque, depuis 2012, les printemps maussades n’avaient pas favorisé les volumes.

Au 18 avril, les bassins les plus au Sud (Landes, Camargue…) avaient déjà atteint 60 à 80 % de leurs objectifs. Les aspergeraies du Sud plus dans les terres (Aude, Lot…) avaient, elles, passé la barre des 50 % de leurs objectifs. Plus au Nord, en Val de Loire notamment, les producteurs en avaient récolté un quart. Pour la suite de la récolte, tout dépendra du climat à venir. Un mois de mai très chaud ferait une année record.

En revanche, les prix sont bas. La campagne étant précoce et les fêtes de Pâques tardives cette année, il y a eu un déséquilibre de l’offre et de la demande. « Il reste à gérer l’après-Pâques maintenant et on espère que tout l’ensemble des circuits de distribution jouera le jeu de l’origine France car il y a de l’asperge allemande, belge, hollandaise, grecque… », déclare Céline Genty.

Une étude pour relancer la consommation

Il y a eu une période d’une dizaine d’années au début des années 2000 où la consommation d’asperges avait vraiment baissé. Depuis cinq ou six ans, cela s’est stabilisé. « On perçoit même des petits frémissements de reprise », constate Céline Genty.

Car il y a encore des progrès à faire. Seul un quart des ménages français achètent de l’asperge fraîche et 60 % des volumes sont consommés par les plus de 60 ans. L’an dernier, Asperges de France a donc commandé au CTIFL une étude pour pouvoir toucher les moins de 35 ans. Elle va être menée cette année aux mois de mai et juin. « Nous espérons pouvoir en tirer des résultats qui pourront être exploités pour la campagne 2018 », conclut Céline Genty.

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