Fromages de brebis : malgré une bonne image, ils sont mal identifiés par les consommateurs, selon une enquête
Une enquête Ipsos réalisée auprès de 2000 français révèle que malgré une bonne image, les produits à base de lait de brebis sont souvent confondus avec d'autres produits laitiers, et ont un goût jugé trop prononcé.
Une enquête Ipsos réalisée auprès de 2000 français révèle que malgré une bonne image, les produits à base de lait de brebis sont souvent confondus avec d'autres produits laitiers, et ont un goût jugé trop prononcé.
Quelle image ont les produits à base de lait de brebis chez les Français ? Pour répondre à cette question, France Brebis Laitière et FranceAgriMer ont commandé une étude à Ipsos. Publiée en novembre 2025, l’étude a été conduite auprès de 2 000 personnes représentatives de la population française.
Il en ressort que 69% des personnes interrogées consomment des produits au lait de brebis, quand 23% n’en consomment pas et 8% n’en consomment plus. La filière brebis laitière bénéficie d’une image plutôt positive. Elle est spontanément perçue comme un « élevage de plein air et respectueux »… mais reste assez méconnue : 21% des répondants n’ont aucune opinion à son sujet.
Lire aussi : Les fabrications de produits au lait de brebis ont repris de la couleur en 2024-2025
Et pour cause : il existe une forte confusion entre fromages de brebis, de vache et de chèvre. Seuls 39% des répondants identifient le roquefort comme un fromage de brebis, alors que 40% pensent que c’est un fromage de vache. La féta est le fromage le mieux identifié, avec 56% des répondants capables de le qualifier de fromage de brebis.
Un goût jugé prononcé
Seuls 7% des répondants consomment du fromage de brebis chaque jour, quand 11% n’en consomment jamais. Concernant les freins à la consommation, c’est le goût jugé trop prononcé qui arrive en tête, avec 21% des répondants, suivi par des habitudes de consommation plutôt tournées vers le fromage de vache, puis par un choix et une disponibilité trop limités des fromages de brebis.
Lire aussi : Les achats de fromages à salade et d’ultra-frais au lait de brebis progressent en 2025
Le prix trop élevé n’est finalement cité qu’en quatrième position : l’étude souligne que ce n’est pas le principal frein à la consommation. Quant aux yaourts de brebis, 32% des non-acheteurs déclarent ne pas apprécier leur goût et leur préférer d’autres yaourts.
L’étude se conclut par des recommandations pour accélérer la consommation des produits au lait de brebis. L’accent est mis sur le renforcement de la communication, notamment en mettant en avant les bénéfices du lait de brebis pour justifier son prix d’achat. Il est aussi conseillé d’augmenter la visibilité de ces produits en rayon et de développer leur dégustation.
Pour aller plus loin : Image et perception des produits laitiers au lait de brebis