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Eleveur en zone de marais : « apprendre à composer avec un milieu exigeant »

L’exploitation de François Mosset, en bord de Loire, fonctionne aujourd’hui sur un équilibre entre zones de marais et zones hors marais.

François Mosset. « Je vis dans un milieu agréable. Même s’il est exigeant, j’ai plaisir à travailler dans le marais. » © C. Delisle
François Mosset. « Je vis dans un milieu agréable. Même s’il est exigeant, j’ai plaisir à travailler dans le marais. »
© C. Delisle

François Mosset, à Couëron en Loire-Atlantique élève 90 mères de race Charolaise et Blonde d’Aquitaine, sur une exploitation biologique herbagère située sur l’estuaire nord de la Loire. Sur les 160 hectares que compte l’exploitation, seuls 30 sont hors du marais. « On cultive à la fois des prés de vallées et de marais (terres les plus basses), des prés d’îles (bords de Loire, un peu surélevés et hors d’eau après mars) et des terres hautes en couronne périurbaine. Ces dernières permettent l’hivernage d’une partie du troupeau, conduit pour partie en plein air. J’ai des parcelles très diversifiées, des terrains très hétérogènes, accessibles en tracteur ou seulement à pied. Ceci implique une gestion plus contraignante de l’exploitation. Mais c’est aussi un atout car même si je n’ai pas de cultures, j’ai suffisamment de litière ! » Quelques surfaces avec du phalaris (graminée dont les caractéristiques sont proches des roseaux) sont fauchées pour en faire une litière de bonne qualité. Les repousses peuvent être enrubannées ou consommées sur pied. Selon leur accessibilité, les parcelles sont soit uniquement pâturées, soit fauchées et pâturées.

Le pâturage sur zones humides couvre 75 % des besoins du troupeau

« Il est essentiel de maximiser le pâturage sur mon système. » Pour cela il démarre sur les zones humides fin mars début avril, après les grandes marées, pour les vaches suitées de veaux d’au moins 15 jours trois semaines. « Avec le temps, j’ai appris à accepter le fait de perdre un ou deux veaux par an. » Le reste du troupeau descend dans les marais en avril. L’hivernage dépend des grosses marées de fin d’année mais, généralement, il débute en novembre décembre. « A cette période, il faut être vigilant à la remontée des alluvions qui, en quantité correcte, permet la fertilisation des marais mais en trop grande quantité rend les parcelles non pâturables. À leur retour des marais, par groupe de 20-30 bêtes, un passage dans le bâtiment permet de réaliser prophylaxie, traitements, sevrage et mise en lots pour l’hivernage, pour des vêlages de février à avril. »

L’entretien des zones humides est assez chronophage, entre le broyage après pâturage des espèces invasives (jussie, carex), la gestion des clôtures fréquemment endommagées par les crues, la vérification et la réparation si besoin des ponts permettant l’accès aux parcelles. La surveillance est également essentielle (abreuvement des animaux, problème possible en août, animaux qui tombent à l’eau…).

 

Lire aussi : Des repères pour les exploitations de marais

'VIDEO' Les Charolaises favorisent la biodiversité du marais

 

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