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Une eau propre pour les bovins quel que soit le mode de gestion du pâturage

Les successions d’années sèches ont pu mettre en évidence des lacunes dans un système d’abreuvement jusque-là performant. Qui plus est, la gestion du pâturage fait émerger de nouveaux besoins liés avec le redécoupage du parcellaire.

© F.Alteroche

L’eau est le premier aliment des bovins. Selon leur âge, leur sexe et leur stade physiologique, leur corps se compose de 55 à 70 % d’eau. Pour que les microorganismes présents dans le rumen puissent dégrader les fourrages dans de bonnes conditions, la flore ruminale a besoin de baigner en permanence dans un « jus » suffisamment aqueux.

« En plus des autres facteurs de variation habituels (poids vif, quantité d’aliment consommée, niveau de production…), la consommation d’eau au pâturage est très dépendante de la teneur en matière sèche de l’herbe, de l’existence de points d’ombre, de la température, de la pluviométrie et de la présence plus ou moins importante de rosée », explique le fabricant La Buvette sur son site.

Plus la saison avance, plus la teneur en matière sèche augmente et plus les besoins en eau font de même. Et ils progressent d’autant plus qu’une complémentation en fourrages secs vient suppléer au manque d’herbe et que la température augmente.

Cette gestion de l’abreuvement en pâtures est devenue d’autant plus complexe que l’évolution du climat tend à faire progresser les besoins et à contracter la ressource. C’est tout particulièrement le cas quand les points d’eau naturels comme les mares, sources et ruisseaux sont de plus en plus à sec parfois même dès le début de l’été. Compte tenu des évolutions du climat, réaménager les points d’eau, ou investir dans un réseau fixe est souvent indispensable pour éviter la corvée des tonnes à eau. Cette évolution est aussi parfois incontournable compte tenu de l’évolution du mode de gestion du pâturage lié à l’adoption du pâturage tournant ou du pâturage tournant dynamique.

 

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