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MHE : Un soutien jugé largement insuffisant par la FNB, la FNPL et la FNSEA

Dans une lettre ouverte à Marc Fesneau, la FNSEA, la FNB et la FNPL réagissent aux annonces faites le 2 novembre pour le soutien de la filière bovine et des éleveurs face à la maladie hémorragique épizootique (MHE). 

La FNB avait demandé la prise en charge par l'Etat des tests PCR aux mouvements depuis la zone réglementée pour tous les animaux et des mesures d'accompagnement financier (allègements MSA, prêts de trésorerie à taux zéro, aide au maintien des animaux en ferme,...).
© Reussir - archives

En réaction aux annonces du 2 novembre sur le plan de soutien à la filière et aux éleveurs confrontés à la MHE, la FNB, la FNPL et la FNSEA ont publié le lendemain une lettre ouverte au ministre de l'agriculture de la souveraineté alimentaire.  

Le plan de soutien est jugé "largement insatisfaisant" par les organisations syndicales. La prise en charge par l’État de l'analyse PCR est déjà effective pour les animaux représentant un cas de suspicion clinique de MHE. La FNB avait en revanche, dans un communiqué du 27 octobre, plaidé pour la prise en charge par l'Etat des tests PCR aux mouvements depuis la zone réglementée pour tous les animaux. 

Lire aussi : MHE : 2136 foyers de la maladie hémorragique épizootique recensés en France au 2 novembre

Le syndicat avait aussi demandé des mesures financières pour les zones touchées par la maladie : prise en charge des cotisations MSA, allègements de charges, prêts à taux zéro pour la trésorerie. Il avait aussi sollicité la mobilisation des services de remplacement pour les éleveurs surchargés par les soins à apporter aux animaux. Une demande d'aide au maintien des animaux en ferme, dont le coût moyen est évalué à 3 € par jour, ainsi qu'une compensation de la «dévalorisation commerciale des animaux» touchés avaient aussi été formulées.

"Des réalités à rétablir"

Dans la lettre ouverte du 3 novembre, la FNSEA, la FNB et la FNPL ont aussi voulu "rétablir des vérités". Elles estiment d'autre part que l'enveloppe de 20 millions d'euros mentionnée dans le communiqué du ministère sur le plan de soutien n'apporte aucun nouvel élément de soutien aux éleveurs dans cette crise de la MHE. "Elle a été présentée au Sommet de l'Elevage comme très majoritairement dédiée au projet de dématérialisation de l'identification et de boucles électroniques." 

Enfin, les trois organisations rappellent que "si nous exportons vers l'Italie et l'Espagne, et un ensemble d'autres pays, ce n'est pas un défaut de résilience, mais bien la capacité des producteurs à valoriser le haut niveau qualitatif de notre production vers des marchés demandeurs, avec des prix en hausse sur ces marchés, avec pour effet une contribution positive à la balance du commerce extérieur."

Lire aussi : MHE : tout savoir sur la maladie hémorragique épizootique, un virus proche de la FCO

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