Biocarburants aéronautiques : Avril encourage l’implantation des Cive, notamment la cameline
Le groupe Avril souhaite soutenir l’implantation de cultures intermédiaires à vocation énergétique (Cive), notamment la cameline, afin de produire des carburants aéronautiques durables.
Le groupe Avril souhaite soutenir l’implantation de cultures intermédiaires à vocation énergétique (Cive), notamment la cameline, afin de produire des carburants aéronautiques durables.

Jean-Philippe Puig, directeur général du groupe Avril, a encouragé l’implantation de cultures intermédiaires à vocation énergétique (Cive), lors lors d’une conférence de presse qui s’est tenue le 26 septembre dernier, selon nos confrères d'Agra Presse. Il a notamment évoqué la cameline, pour produire des Carburants aéronautiques durables (CAD) en France en vue d’une décarbonation progressive du secteur aéronautique à l’horizon 2050.
Ne nécessitant pas de terres agricoles supplémentaires, les cultures intermédiaires oléagineuses sont semées entre deux cultures principales et présentent de nombreux atouts agronomiques. Elles couvrent et protègent le sol entre les rotations de cultures, permettent des synergies avec les autres récoltes, captent les nitrates et accélèrent le stockage du carbone de l’atmosphère lors de leur croissance tout en restaurant le carbone du sol. La cameline, en particulier, est à cet égard une espèce sur laquelle Avril, via sa filiale Saipol, réalise des avancées importantes depuis 2020.
« Produire entre 100 et 150 MT de biocarburants aéronautiques d’ici 2050 »
Citant une étude publiée par le cabinet McKinsey en 2022, Jean-Philippe Puig estime que « les carburants durables sont la seule option possible pour remplacer les carburants fossiles dans les avions gros porteurs » d’ici 2050. À cette échéance, les carburants disponibles dans les aéroports de l’Union européenne devront compter jusqu’à 70 % de CAD dans leur composition, si l’on s’en tient à l’accord validé par le Parlement européen le 13 septembre.
Selon le directeur général d’Avril, « 20 à 30 Mt de biocarburants aéronautique peuvent être produits dans le monde » pour l’heure, mais « il faudra en produire entre 100 et 150 Mt d’ici 2050 ». Aussi, la récente décision prise par le Parlement européen représente « une chance » pour la structuration d’une filière dédiée à la production des biocarburants aéronautiques en France, rapporte Kristell Guizouarn, directrice des affaires réglementaires d’Avril. Et d’espérer que le texte, qui s’appliquera « de façon identique à l’ensemble de l’UE », sera bel et bien publié d’ici la fin de l’année.