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Une flopée de pépites aux Journées laitières

Les concours départementaux en races montbéliarde, prim'holstein, brune et abondance ont eu lieu sous la même halle, le même week-end, à l'occasion de "journées laitières" fort réussies.

© R. S.-A.

Aucune des quatre races n'a démérité. Les juges des Journées laitières, organisées les 23 et 24 octobre à Saint-Mamet-la-Salvetat, ont été les premiers à le saluer. "Juger dans le Cantal est un plaisir. Vous, les éleveurs de ce département, vous avez une éthique qui fait primer le collectif avant l'individu. Ces journées sont une réussite grâce à ça", a ainsi relevé le juge en prim'holstein, Samuel Fontaneau, venu de Dordogne. Son homologue en montbéliarde, Fabien Carteron, de la Haute-Saône, lançait à son tour : "Vous pouvez être fiers du travail que vous faites."

Organisation sans faille
Sur les deux jours, un peu plus de 140 génisses et vaches sont passées sur le ring installé par le comice de Saint-Mamet, lequel avait mobilisé une quinzaine de membres durant huit jours pour préparer l'accueil de ces concours départementaux en brune, abondance - deux races jugées par Baptiste Piccoli de Pierrefort -, holstein et montbéliarde. Après Allanche en 2019, Riom en 2017, c'est la seconde fois que le complexe communal de la Croix-Blanche abrite la manifestation organisée par les syndicats des éleveurs des quatre races, avec le soutien actif de la Chambre d'agriculture et de Cantal conseil élevage. À l'heure de la traite, les dix postes provisoires ont alimenté un tank livré à Volcalis, partenaire de ces journées.
Pour que la fête soit belle, tout était bien rôdé, avec notamment les jeunes de la Maison familiale et rurale de Marcolès qui ont veillé durant les deux jours à la propreté des allées, du ring et du podium embelli par la jardinerie d'Omps. Des "jeunes", il y en avait beaucoup d'autres encore, dont les Sanflorains du lycée agricole de Volzac ; l'élevage pédagogique était en concours et ce n'était pas pour faire de la figuration... Certains d'entre eux ont également participé au concours de jeunes meneurs, le dimanche après-midi. Des jeunes aussi plein les allées, fraîchement installés, salariés, aides familiaux ou simplement venus accompagner leurs parents ou une fratrie, mais qui partagent tous une passion viscérale pour l'élevage.

Témoignages
Par exemple, Pierre-Jean Merle, de Chalinargues, jamais très loin des animaux amenés et qui ne tarit pas d'éloge sur la qualité des six montbéliardes sélectionnées, leur longévité et leurs qualités laitières qui sert les six associés d'un Gaec qui produit cantal et salers AOP sur la commune de Neussargues en Pinatelle. Ils sont venus pour gagner et repartiront en effet avec des prix de section (deux places de troisième), mais surtout un prix convoité de meilleure mamelle adulte pour Joyeuse.
Avec un bien plus faible effectif racial, mais également réputée pour ses qualités fromagères - notamment en bio car très adaptée aux élevages extensifs - l'abondance compte aussi de très jeunes éleveurs parmi ses partisans. C'est le cas de Nicolas Rouchez et sa soeur Lise, de la ferme du Jarry à Paulhac. Ils ont amené deux vaches (sept animaux issus de quatre élevages étaient en concours), dont Nesquick, sacrée meilleure mamelle. Nicolas confirme la bonne entente entre éleveurs de races différentes et le plaisir de se retrouver après une année sous Covid bien terne. C'est vrai que les rires étaient revenus autour des repas préparés par les auberges locales, Lou Braisadou et l'Auberge occitane.
Retrouvailles
Ce besoin de convivialité, Laurent Lours de Vézac le confirme. Lui, s'il a amené des animaux, il avoue clairement que ce n'est pas pour les podiums, mais pour participer à une forme de remobilisation, retrouver d'autres éleveurs, échanger... C'est
certainement ce qui explique que les exposants, comme le public, ont répondu présents à ce rendez-vous biennal, malgré l'exigence d'un pass sanitaire à l'entrée. En un mot, une réussite.

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