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Florian Vilette : passionné et engagé au service des agriculteurs

CANTONS. Les assemblées générales locales de la FDSEA ont eu lieu entre les mois de décembre et janvier dernier. A cette occasion, de nouveaux délégués cantonaux ont été désignés. Chaque semaine, nous découvrirons un nouveau portrait.

Florian Vilette en pleine complicité avec ses vaches
Florian Vilette en pleine complicité avec ses vaches
© @UP19

Florian Vilette est maintenant délégué cantonal à Lubersac. Sa ferme se trouve à Saint-Julien-le-Vendômois, et à 29 ans, il l’exploite en Gaec avec ses parents. Tout jeune agriculteur, il termine ses études avec un BTS Analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole (ACSE) préparé à Aurillac. Il entre immédiatement aux JA, où il est vite remarqué par son engagement syndical. Mais un an après, c’est Daniel Couderc qui le repère, lors d’une AG cantonale, et lui propose de venir à la FDSEA et devenir délégué sur le canton de Lubersac.

L’agriculture : il est tombé dedans depuis tout-petit

Florian a très tôt participé aux travaux de la ferme, tout en s’adonnant à sa deuxième passion, le vélo. Au plus haut niveau amateur, il a fait le choix de se consacrer pleinement à l’agriculture. Aidé de ses parents, toujours là pour l’épauler et l’encourager dans sa vocation, il a travaillé à mi-temps sur l’exploitation avant de s’engager pour obtenir son BTS. Aujourd’hui, naisseur et engraisseur, il élève 125 mères sur 145 ha en production de 110 veaux par an, dont 20% de renouvellement. En ce qui concerne l’autonomie alimentaire, c’est 80ha de prairies temporaires et 40ha de prairie permanente avec du ray-grass, dactyle et trèfle par exemple. En autoconsommation, des céréales sont cultivées sur 17ha comme du blé, de maïs à ensiler. Reste à se procurer de la protéine et de la paille. C’est ensuite une coopérative qui prend les animaux engraissés.

Le syndicalisme : un engagement

Florian « aime voir du monde, échanger des idées, être au courant de ce qui se passe ». Il précise : « Il faut défendre le monde agricole au vu des difficultés actuelles. Heureusement qu’il y a encore des syndicalistes pour défendre les agriculteurs, c’est important, et il faut continuer ». L’agriculteur, jeune en âge, mais déjà très sage dans son analyse est disposé à dépenser beaucoup d’énergie pour défendre le monde de l’élevage notamment mais pas que. « Dans un premier temps, il faut revoir les dotations PAC pour l’élevage, qui deviennent insuffisantes. Il faut aussi mettre en place les contrats Egalim ». Seul petit bémol, il se dit difficilement à l’aise pour parler en public. Pourtant, ce n’est pas ce que disent ses parents, qui témoignent que leur fils est parfaitement à l’aise quand il est au micro, devant une foule. D’ailleurs, emmené par la passion qui l’habite, il parle de sujets actuels et tout y passe : « l’agrivoltaïsme doit profiter d’abord aux agriculteurs, et non aux investisseurs, tout comme les méthaniseurs. Nous devons aussi conserver de bons rapports avec les écologistes pour expliquer ce que l’on fait. Il ne faut pas s’en faire des ennemis, mais au contraire, travailler avec eux ». D’ailleurs à ce sujet, il va plus loin, et désire porter la voix de l’agriculture auprès d’un public plus large : « Le public et surtout les écologistes doivent se rendre compte que les agriculteurs font des efforts importants. Il faudrait aller dans les écoles avec une nutritionniste et un éleveur, pour donner envie aux jeunes de manger mieux et de mieux connaître les agriculteurs ». Bien sûr, étant de la jeune génération, celle du renouvellement, il voit d’un très bon œil les influenceurs, qui, agriculteurs, diffusent leurs vidéos via des chaînes Youtube. « Il s’agit d’une nouvelle façon de communiquer, et c’est ce dont nous avons besoin, de toucher plus de monde pour expliquer la raison d’être de l’agriculture française ».

Toujours est-il que Florian Vilette est parfaitement à l’aise pour parler, exposer des idées avec une pensée bien structurée. Il est sans nul doute une nouvelle force pour la FDSEA, qui aura dans le futur de grandes occasions pour se faire entendre et se faire comprendre. L’agriculture a besoin de plus de jeunes comme lui.

 

Véronique Legras

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