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Vifa : quelles variétés pour quelles AOC viticoles ?

Une vingtaine d’appellations sont engagées à ce jour dans la démarche des variétés d’intérêt à fin d’adaptation ou Vifa. Les variétés patrimoniales dominent pour l’instant dans les choix.

A ce jour, une cinquantaine de variétés différentes ont été choisies par des appellations pour intégrer une démarche Variétés d'intérêt à fin d'adaptation (Vifa).
© C. Gerbod

Le dispositif des Vifa ou variétés d’intérêt à fin d’adaptation a été mis en place par l’Inao en 2021. Il permet à un ODG (1) d’intégrer à titre provisoire, pour une durée de dix ans, dans son cahier des charges de nouvelles variétés. L’introduction est limitée à 5 % maximum de l’encépagement et 10 % de l’assemblage final. À l’issue de cette période, les variétés testées seront soit adoptées, soit écartées. La période d’essai pourra aussi être prolongée pour cinq ans. En cas de retrait, les parcelles ne pourront plus revendiquer l’AOC.

Lire aussi | Diversifier les cépages pour s'adapter au changement climatique 

Pour comptabiliser les variétés demandées dans le cadre du dispositif, nous avons distingué : 

- les variétés patrimoniales qui regroupent des variétés oubliées (hibou, enfariné, terret, tardif...) et des cépages bien connus mais non prévus par le cahier des charges (chenin, gamay, marsanne...) 

- les variétés résistantes aussi appelés hybrides interspécifiques d'obtention récente

- les variétés étrangères comme l'assyrtiko, le calabrese, le verdejo ..

- les variétés Inra obtenues par croisement dans les années 1950/60 comme le caladoc ou le marselan.

 

 

Lire aussi

Retrouvez d'autres articles sur le thème des variétés ici 

Et spécifiquement sur les variétés résistantes ici

(1) Organisme de défense et de gestion
 
 

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