Aller au contenu principal

Un nouveau cap donné pour la recherche publique

L’Inrae est le nouvel organisme de recherche publique expert de l’agronomie et de l’environnement. Il est né le 1er janvier 2020.

 © Inrae​/B. Nicolas
© Inrae​/B. Nicolas

C’est une page qui se tourne. L’Inra – institut national de la recherche agronomique – dont le sigle résonne dans l’esprit des viticulteurs et agriculteurs depuis sa création en 1946, vient de fusionner avec l’Irstea – institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (anciennement Cemagref) –. Ils forment désormais un seul et même organisme public. Le résultat de cette addition donne l’Inrae, pour Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, soit un géant de la recherche regroupant 12 000 chercheurs et représentant un budget de plus de 1 milliard d’euros. Le « e » qui s’ajoute au sigle « Inra » marque l’ouverture de l’institut aux préoccupations liées à l’environnement et à l’écologie, que les dirigeants de l’Inrae estiment indissociables des sujets agronomiques.

Intégrer les connaissances sur l’eau et l’environnement dans la recherche agronomique

« Sur le plan international, l’Inrae devient le premier organisme mondial de recherche spécialisé à la fois dans les domaines de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement », s’est félicité Philippe Mauguin, le PDG de la nouvelle entité, en présentant l’Inrae le 8 janvier. L’Inra était le second organisme de recherche agronomique derrière les Américains, en termes de nombre de publications scientifiques, et se trouve conforté par les compétences de l’Irstea, notamment dans le domaine du cycle de l’eau, ses dérèglements (inondations, sécheresse) et l’agriculture numérique.

L’Inrae reprendra, entre autres, les travaux de l’Irstea sur la réutilisation des eaux usées pour l’irrigation des cultures. Il chapeaute 14 départements scientifiques. Christian Huygue en est le directeur scientifique agriculture.

Cette fusion relève aussi de l’idée que l’on ne peut pas traiter une thématique, comme l’agronomie, sans faire appel aux connaissances sur l’environnement (biodiversité, capacité de la matière organique à retenir l’eau, capture du CO2). « Il faut arrêter de raisonner en filières séparées », a indiqué Monique Alexos, directrice scientifique de l’alimentation et de la bioéconomie, lors de la présentation de l’institut.

Les plus lus

<em class="placeholder">Thomas Berger-Leslavergne, viticulteur à Troissy, dans la Marne</em>
En Champagne : « J’ai imaginé une fraise de curetage pour lutter contre les maladies du bois de la vigne »
Le vigneron champenois Thomas Berger-Leslavergne a cocréé une fraise de curetage, l’OB 20, plus maniable et précise que les…
<em class="placeholder">Émilie Faucheron</em>
Dans l’Hérault : « Nos couverts végétaux ne donnent pas assez de biomasse pour pailler le rang de vigne »

Émilie et Benjamin Faucheron, viticulteurs à Montady, dans l’Hérault, ont l’habitude d’implanter des couverts végétaux dans…

<em class="placeholder">barriques de vinaigre dans une serre à Cadillac en Gironde</em>
En Gironde : « J’ai installé mes barriques à vinaigre dans une serre et non dans mon chai »

Vigneron multi-actif, Vincent Lataste, du Château Mamin à Cadillac en Gironde, vient d’ajouter la production de vinaigre à son…

<em class="placeholder">Chai de la cave coopérative de Tutiac. Cuves en inox de 600 hl, goulotte pour décuvage, vis sans fin sous le sol grillagé pour évacuer le marc</em>
Crise : les caves coopératives de vinification au pied du mur

Pour faire face aux réductions de surfaces qui amputent leur rentabilité et au manque de perspectives encourageantes des…

<em class="placeholder">Benoît Belly, vigneron en bio sur 45 ha au Moulin de Vignolle, à Pleine-Selve, en Gironde</em>
En Gironde : « Je gagne beaucoup de temps en paillant mes rangs de vigne avec la PFA »

Benoît Belly, vigneron sur 45 hectares au Moulin de Vignolle, à Pleine-Selve, en Gironde, paille ses cavaillons avec l’herbe…

<em class="placeholder">Graphique = Davantage de cépages patrimoniaux dans les petits bassinsRépartition des 45 variétés inscrites au Catalogue national officiel des variétés de vigne par les ...</em>
Viticulture : 45 cépages ancestraux sont inscrits au Catalogue national officiel

La Commission technique nationale de sélection de la vigne (CTNSP) œuvre pour préserver et valoriser la diversité génétique de…

Publicité
Titre
OFFRE SPÉCIAL PRINTEMPS
Body
A partir de 86,40€/an​
Liste à puce
Profitez de notre offre Printemps: -20% jusqu'au 05 avril 2026! Code Promo : OFFRE_PRINTEMPS_2026​
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole