Retour du dynamisme pour corbières
En Languedoc, après des années difficiles, corbières retrouve un certain dynamisme économique grâce à une maîtrise des volumes mis sur le marché.

président de l’ODG Corbières. “ Nous constatons, en 2013, une reprise des installations
sur l’appellation. ”
“ Vous me connaissez, je suis têtu ”, s’amuse Xavier de Volontat, président de l’ODG corbières. Il a fallu en effet une certaine obstination pour inverser la dégringolade des prix débutée en 2003 qui a provoqué l’arrachage de 2000 hectares à la fin des années 2000. “ Aujourd’hui, la situation est stabilisée ”, constate le président. Les volumes vendus avoisinent les 420 000 hl (100 000 hl de moins qu’il y a dix ans) et les prix à la production suivent une douce pente ascendante pour atteindre les 100-110 euros/hl en moyenne. Cette pente, le président souhaite qu’elle poursuive son envol sur les trois ans à venir. Car aujourd’hui, les coûts de production, estimés à 4500-5000 euros/ha, sont tout juste couverts. Des cours à 120-130 euros/hl permettraient de relancer des investissements qui restent timides. Un indicateur, cependant, laisse penser que la reprise est bien là. En 2010, l’appellation a accueilli une vingtaine d’installations. Du jamais vu sur les cinq dernières années, où les doigts de la main étaient amplement suffisants pour dénombrer les nouveaux viticulteurs.
Augmenter les rendements
Si cette reprise se confirme, c’est l’offre qui risque de faire défaut car les stocks sont à dix mois suite à l’enchaînement de faibles vendanges durant les dernières années. Faut-il planter de nouvelles parcelles pour faire face au risque de pénurie ? Xavier de Volontat penche davantage pour une augmentation des volumes issue d’une hausse des rendements d’environ 2 à 3 hl/ha (soit une hausse de 8 % des volumes produits). Les rendements moyens sont en effet en baisse suite à des impasses sur les amendements. La voie de la progression par l’augmentation des surfaces est ainsi écartée. Dans les cinq ans qui viennent l’enjeu sera d’ailleurs de parvenir à maintenir les hectares en production.